“La retraite est le port où il faut se réfugier après les orages de la vie” (Voltaire)
Pierre Gattaz, l’ancien président du MEDEF coule aujourd’hui les jours heureux d’une retraite paisible dans son château du Lubéron (voir ci-contre), attachante région prisée pour son climat et ses paysages idylliques et dont l’une des singularités consiste à héberger la plus forte concentration de bobos, d’assujettis à l’ISF – ce sont souvent les mêmes – et de représentants de l’hyper-classe. 

Hier, mardi 3 juillet, il revenait aux 556 délégués présents à l’assemblée générale du syndicat patronal – n’oublions jamais que les patrons sont, eux, toujours syndiqués – la délicate tâche d’élire le successeur de Pierre Gattaz. A l’issue d’une consultation dont le résultat n’avait rien d’évident, c’est Geoffroy Roux de Bézieux qui l’emporta devant son compétiteur, Alexandre Saubot.
Nous savons que notre PDG, Christophe Catoir avait misé et soutenu publiquement ce dernier qui, échange de bon procédé, s’était engagé à faire de notre dirigeant le numéro deux du MEDEF dès son accession au trône. Las, “Adieu veau, vache, cochon, couvée”, le scrutin en a décidé autrement et c’est Roux de Bézieux incarnant prétendument un patronat plus moderne, notamment celui du numérique et des start-up qui rafla une majorité de voix. Il avait su mobiliser un fan-club d’une centaine de chefs d’entreprise de la French Tech, signataires d’une
tribune en sa faveur. Fin juin d’autres renforts étaient arrivés en les personnes des
très libéraux Denis Kessler, Maurice Lévy et Gérard Mestrallet ,
déclamant leur soutien dans Les Échos, le quotidien économique libéralissime aux mains du groupe LVMH, géant mondial du luxe.

Le malchanceux Alexandre Saubot bénéficiait, lui aussi, de parrainages pour le moins solides avec, notamment, outre notre Président-Directeur-Général, le soutien affiché de 18 fédérations
professionnelles dont quelques poids-lourds tels l’UIMM, branche métallurgie mais aussi plus ou moins spécialisée en “fluidifiant du dialogue social“, la Fédération bancaire française ou encore la
Fédération nationale des travaux publics et d’une vingtaine de
fédérations territoriales. Une cinquantaine de patrons avaient aussi signé une tribune dans la presse.
Quoiqu’il en soit, les dés sont jetés, les résultats du scrutin validés et nous formons dès à présent le vœu que le nouveau président et son équipe se mettent davantage à l’écoute des réalités du monde du travail et des difficultés des salariés dans un monde économique difficile.

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