Aujourd’hui se tenait à Villeurbanne la troisième réunion de négociation salariale avec la participation des représentants des différents syndicats et de la direction.

Nos propositions, qui seront prochainement mises en ligne sur notre site, n’ont hélas pas été retenues, pas plus que celles des autres syndicats, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’heure est à l’austérité.

Bien sûr la crise, la baisse du chiffre d’affaires, l’effondrement des marges, dû à la logique libérale du marché, contraignent l’entreprise à baisser toujours davantage ses coûts mais nous espérions quand même un geste, même timide. D’autant que la sévère “cure d’amaigrissement” d’Adecco a sérieusement redimensionné l’entreprise.

Mais il faut chaque année aller chercher de la productivité pour demeurer compétitif au yeux de la clientèle, elle-même pressurée, et des boulimiques actionnaires qui font danser les entreprises. Ce système démentiel, bien qu’à bout de souffle, continue à produire ses méfaits au premier rang desquels l’inexorable paupérisation des salariés.

Pour en revenir à nos négociations, et sauf heureux (mais hypothétique) rebondissement, il n’y aura AUCUNE augmentation générale des salaires fixes… La légère augmentation de la partie variable présente la transparence de l’encre de Chine puisqu’il ne s’agit que d’une infime augmentation d’une masse salariale dédiée aux augmentations individuelles. Autant vous dire qu’on ne peut savoir à qui, combien et comment sera ventilée cette mystérieuse augmentation… Cela revient de toute façon à toujours plus d’individualisation des rémunérations pour, au final, un niveau de vie qui continue à dégringoler.

Les négociations devant s’achever la semaine prochaine, nous serons plus précis sur leur contenu, tenus que nous sommes à une certaine confidentialité. Mais nous devions aux salariés ces quelques premières informations.

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