C’est maintenant au tour de QAPA de faire les frais de la délinquance sur internet. Nous apprenons en effet (aucune information dans la presse…) que QAPA vient d’être victime collatérale d’un piratage informatique ayant ciblé l’une de ses importants clients. Un communiqué interne à l’entreprise évoque pudiquement une cyberattaque “affectant la confidentialité de certaines de vos données personnelles”.

Cette rapine internet porterait sur les prénom, nom, nationalité, genre, date de naissance, adresse courriel et adresse postale. A l’exclusion donc des informations bancaires qui, nous dit-on, ne seraient pas concernées.

La direction Adecco se veut rassurante en égrenant l’ensemble des mesures mises en œuvre à la suite de ce forfait : renforcement des mesures de protection et contrôles de sécurité, blocage du compte compromis (encore heureux !), signalement à la CNIL et dépôt de plainte. Elle appelle, de plus, à la vigilance à l’égard des courriels, SMS et appels téléphoniques à venir et rappelle la possibilité de contacter l’entreprise pour toute question ou doute sur le sujet (interim@qapa.com).

Pour notre part, nous rappellerons notre formule préférée, de plus en plus d’actualité : le tout-digital, c’est le tout-piratable. En témoigne la multiplication des cyberattaques abouties dont la presse fait état chaque semaine, très timidement d’ailleurs. Rappelons l’énorme escroquerie en ligne ayant affecté Adecco (retrouver l’ensemble de nos articles sur le sujet en cliquant ici) mais aussi les cyberattaques toutes récentes du ministère de l’Intérieur, France Travail, La Poste, Mondial Relay, Leroy-Merlin, Fédération française de footbal (FFF), Fédération française de tir (FFT), Kiabi, Chronopost, Intersport, Afflelou… et des dizaines de milliers d’autres entreprises de toutes tailles, des administrations, mairies, hôpitaux, ministères, associations…

Rappelons, pour nous dérider en début de semaine, la lose de l’année 2025 en matière de (manque de) sécurité informatique : le musée du Louvre. Avec un système d’exploitation (XP) remontant à Mathusalem et pour mot de passe : Louvre. Aux dernières nouvelles, la directrice du site et la responsable de la sécurité seraient toujours en fonction…

Retour au sérieux. Aucune parade miracle ne semble pouvoir contrer ces attaques et nous en sommes réduits à redoubler de vigilance, de bon sens et à généraliser les mots de passe complexes (12 caractères au minimum, avec majuscule(s), minuscule(s), chiffre(s) et caractères spéciaux).

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