Tout comme la Grande-Bretagne, l’Irlande faisait, il y à peu, saliver le monde occidental. Souvenez-vous, en 2007, hier ou presque, le monde entier se pâmait devant le « miracle irlandais ». Véritable Éden fiscal avec le taux d’imposition sur les sociétés le plus bas de l’Union européenne (12,50%), un pacte social à faire pâlir un Bernard Thibaut lui-même et une paix sociale que tout le monde enviait à cette petite nation pittoresque. Bref, une ambition, un modèle à suivre…
Hélas, la Cendrillon irlandaise est redevenue citrouille et aujourd’hui les Dublinois manifestent contre la rude politique de rigueur qui étreint le pays tandis qu’une manne de 90 milliards d’aide internationale tente de sauver l’Irlande du chaos.
Chute des prix de l’immobilier de 60%, baisse du revenu minimum de 12%, de la rémunération des fonctionnaires de 10%. Baisse des allocations familiales et de tous les avantages sociaux. La paupérisation des Irlandais est en marche et il semblerait même qu’elle courre. 
Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, il n’est pas difficile de remarquer que les banques irlandaises s’étaient lancées ces dernières années dans des incitations insensées au crédit immobilier et la situation actuelle n’est que la résultante du dumping fiscal et de la spéculation immobilière. L’Irlande sombre sous les mauvais coups des margoulins qui sévissent dans  les milieux de la banque et de la promotion immobilière.
Tiens, au fait, on annonce à longueur de unes que les prix de l’immobilier repartent à la hausse pour atteindre des records à Paris. On subit les mêmes et on recommence et on sait déjà d’avance qui paiera.

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