De plus en plus, le CDD mène directement au chômage. Ce n’est pas nous qui le disons, ce sont les chiffres officiels. Ainsi, en 1995, 45% des salariés voyaient leur contrat évoluer vers un CDI, alors qu’ils n’étaient plus que 12,8% en 2010, la situation continuant à se dégrader, ce qui n’empêche nullement les opulents technocrates de Bruxelles de persister à vouloir la peau du CDI, qui, selon eux « nuit au marché du travail et à la qualité du capital humain ». On comprend bien que seule leur importe la première partie de cette assertion, la deuxième ne méritant, au mieux, qu’un haussement d’épaule. On en vient à se demander si ce ne sont pas eux qui nuisent gravement à notre santé économique, financière, psychologique et morale.
Ces larbins des banques et des multinationales se préparent à exhiber leur solution mijotée en loucedé : le fameux contrat unique. L’idée est simple et comme son nom l’indique, il s’agit d’un seul et même contrat pour tous. Sorte d’hybride entre le CDI et le CDD, il s’agirait en fait d’une sorte de contrat à durée indéterminée facile à rompre de façon unilatérale. En somme, certains salariés seraient un peu moins précaires mais le plus grand nombre le deviendrait beaucoup plus et ce qui est clairement visé, c’est la mort du CDI.
Ce projet malfaisant  emporte l’adhésion  de l’ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines), du Club Montaigne dont les penseurs en chambre paraissent infatigables et de quelques autres petites coteries du même tonneau coutumières de l’onanisme intellectuel.
 La vigilance s’impose donc avant, peut-être, les grandes mobilisations qu’il conviendra de mettre en œuvre en temps voulu.

Lundi sur ce blogue : 
Le point sur la négociation du PDV

Mardi :
Pour un bon usage du numéro vert

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