Nous vous réitérons tous nos vœux pour cette nouvelle année qui commence. Bien au-delà de la formule rituelle invoquant pour tous et chacun amour, argent et santé, nous vous proposons, professionnellement tout au moins, des vœux réalistes et volontaristes dont la réalisation reposera sur votre engagement personnel.
Chez Adecco comme dans de nombreuses entreprises, la situation de l’emploi se dégrade d’année en année, tant du point de vue des effectifs qu’en ce qui concerne les conditions de travail et la rémunération au sens large. Est-ce une fatalité ? A force de maturité l’activité du travail temporaire serait entré dans une irrémédiable décadence, nous dit-on. La concurrence aggravée de la fameuse crise obligerait donc à pressurer toujours plus les salariés de l’intérim. Il y a sans doute du vrai dans ces affirmations mais savez-vous que dans certaines enseignes de la profession l’on sabre régulièrement le Champagne et multiplie les primes exceptionnelles s’ajoutant à des rémunérations déjà bien supérieures à celles pratiquées chez Adecco ? Et, de plus, on y embauche régulièrement tandis que les « majors » de la profession ont pratiquement divisé par deux leurs effectifs en moins de dix années. Il n’y aurait donc ni fatalité, ni mauvais œil accablant ce secteur d’activité mais simplement des politiques qui produisent des résultats positifs ou non.

En 2014, nous vous proposons de devenir acteur de votre avenir et de participer à la défense de votre emploi et de vos conditions de travail, salaire inclus. Adhérer à la CFE CGC c’est marquer un engagement fort et collectif en vue de contribuer à l’amélioration de la situation. Nous ne connaissons que trop les innombrables freins à l’engagement syndical. « Qu’est-ce que ma petite adhésion changera ? », « De toute façon, la direction fait ce qu’elle veut », etc… Nous pourrions vous en citer deux douzaines du même tonneau. Pourtant, cela a déjà été écrit sur ce blogue, si seulement un tiers des salariés de l’entreprise adhérait à un syndicat comme le notre, je peux vous garantir que la direction changerait du tout au tout son comportement. Simplement un salarié sur trois engagé et impliqué au travers d’une adhésion et la situation se trouverait améliorée quasi instantanément. Comme en politique, il n’existe guère d’autre alternative qu’agir ou subir. Entendez-vous aujourd’hui les gémissements de tous ceux qui vouent aux gémonies l’actuel gouvernement que pourtant ils ont élu il y a moins de deux années ?
Quel avenir attend le salarié qui ne se bat pas pour ses conditions de travail et son emploi ? Bénéficier d’un prochain plan social ? La belle ambition ! Attendre passivement un énième rabiotage de sa rémunération ? Subir, un jour ou l’autre, sans s’y attendre, un licenciement pour une cause plus ou moins rationnelle ? Se démettre pour s’en aller retrouver ailleurs tout ou partie des problèmes auxquels on croyait se soustraire ? Et si, au contraire, vous défendiez votre rémunération et vos conditions de travail ici et maintenant ?
Un chef d’entreprise dont au moins un salarié sur trois serait affilié à un syndicat combatif et engagé se verrait dans l’obligation de composer, de discuter, de transiger dans ses prises de position. Alors, n’attendez pas que ce soit votre collègue qui adhère, car lui-même vous attend et ainsi de suite. Inutile d’attendre du hasard, du ciel, des astres ou du voisin les changements positifs auxquels nous aspirons car c’est de l’engagement de chacun d’entre nous que proviendra le véritable changement.
Ce sera donc le principal vœu professionnel que nous formulerons ce 2 janvier 2014 : adhérez à notre syndicat et aidez-nous ainsi à vous aider à défendre vos intérêts, votre emploi et vos conditions de travail.

2 Commentaires

  1. Je témoigne qu'on sabre le champagne dans certaines ETT et que les salaires sont souvent meilleurs car moins d'actionnaires à nourrir

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