« Il n’est pire pauvreté que les dettes » (proverbe indien)
Au début de ce mois, le groupe Adecco émettait, via sa filiale nord-américaine, pour 6 milliards de yens – soit 52 millions de francs suisses – d’obligations à taux fixe (1,05%) afin de répondre aux « besoins généraux du groupe » affirmait son porte-parole. L’échéance de cette dette est fixée à 15 ans…
Pourquoi une entreprise émet-elle des obligations ? Elle ne le fait tout simplement que lorsqu’elle a besoin d’argent. Le détenteur d’obligations détient en fait une part de la dette émise en échange d’un intérêt annuel et; bien sûr, du remboursement se son montant (le capital) à l’échéance prévue. Le principal risque pour l’investisseur serait bien entendu la défaillance de l’entreprise émettrice. L’obligation est une forme d’endettement et chaque bénéficiaire d’une obligation devient créancier de l’entreprise émettrice qui devra non seulement lui rembourser sa mise mais, de plus, lui verser, souvent semestriellement, des intérêts.

En principe, le cours d’une obligation d’entreprise va dépendre de deux choses : Le taux sans risque, et la prime de risque. Si le risque d’une obligation est nul le cours de l’obligation ne
va dépendre que de l’évolution des taux. Mais en l’occurrence, ceci ne concerne pas l’opération en cours puisque le groupe a choisi l’émission à taux fixe.

L’obligation est un investissement infiniment moins attractif que l’action, en période faste, mais retrouve tout son intérêt au cours des périodes de stagnation voire de récession économique. L’investisseur échevelé redécouvre alors les vertus de la stabilité et de la sécurité. On passe en quelque sorte, pour imager, du casino à la Caisse d’épargne…
Il n’empêche que le groupe continue à s’endetter… Il y a près d’un mois, le 12 septembre dernier, nous publiions sur ce blogue un article « Adecco emprunte encore 100 millions de francs suisses » dans lequel nous déplorions la course folle d’un groupe condamné à emprunter encore et toujours davantage pour assurer les dividendes d’actionnaires dont le cours avait été garanti et ceci quel que soit l’état du titre. Pour l’actionnaire, la règle est aussi rare que simple et nous la résumons ainsi : pile tu gagnes, face tu gagnes et si jamais ça tombe sur la tranche, tu gagnes aussi.
 Il en faudra de la sueur et des larmes pour compenser ces passifs ! Plus que jamais, ne restez pas isolé(e), rejoignez le syndicat dédié aux cadres et à l’encadrement : la CFE-CGC.

2 Commentaires

  1. Plus que jamais, j'ai finalement bien fait de vous rejoindre.
    Pour le coup, mieux vaut être bien accompagnée que seule.
    Merci

  2. Ben on va devoir ramer quelques années pour payer toutes ces dettes !
    Déjà je paie ma baraque et ma bagnole et il faut en plus que je rembourse les crédits Adecco !

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