Le télétravail des cadres solidement ancré en entreprise
Le télétravail demeure très majoritairement prisé par les entreprises employant des cadres, selon une étude APEC. Peu d’employeurs réduisent le dispositif ou envisagent de le faire, conscients des enjeux en termes de productivité et d’attractivité.
Malgré quelques reculs isolés, la pratique du télétravail reste solidement ancrée dans les entreprises comme dans l’identité cadre, souligne une étude publiée le 12 mars dernier par l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), menée auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 cadres actifs du secteur privé.
Stabilité de la politique de télétravail en entreprise
Productivité, QVT et attractivité : les entreprises conscientes des bénéfices du télétravail
Sans surprise, les cadres seraient en effet en grande majorité mécontents si leur entreprise décidait de réduire le nombre de jours de télétravail autorisés (74 %) ou de supprimer le dispositif (80 %). Dans ce dernier cas, près d’un cadre télétravailleur sur deux envisagerait de changer d’entreprise, un chiffre stable depuis 2024, d’après l’APEC.
La liberté dans l’organisation de leur travail plébiscitée par les cadres
Sur les modalités d’usage du dispositif, une majorité de cadres (61 %) indiquent pouvoir changer de jours de télétravail chaque semaine selon leurs missions et besoins, et 47 % peuvent modifier leurs jours de télétravail en cas d’imprévu, sans nécessité de validation managériale. « Cette liberté dans l’organisation de leur travail est un avantage essentiel aux yeux des cadres, un pilier identitaire désormais associé aux possibilités de travail hybride », analyse l’APEC.
Si 47 % des cadres anticipent une possible évolution des modalités de gestion du télétravail dans leur entreprise en 2026, l’heure est une fois encore au statu quo chez les employeurs puisque seuls 13 % d’entre eux envisagent de réviser les modalités du dispositif au cours des douze prochains mois, précise l’APEC.
Enfin, interrogés sur les trois principaux avantages d’être cadres, ces derniers mettent en avant l’intérêt et le contenu de leur travail (51 %) devant la liberté de choisir l’organisation et les méthodes de travail (43 %) et les avantages financiers (39 %).
Source : site confédéral CFE-CGC


