
Dans un contexte d’inflation galopante et de laminage fiscal on ne peut évidemment que se réjouir du coup de pouce dont bénéficiera le SMIC le 1er juin prochain. Compte tenu des chiffres définitifs de l’inflation publiés le 13 mai dernier par l’Insee, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) augmentera de 2,41 % à compter du 1er juin 2026, comme le confirme un arrêté du 22 mai. Il s’élèvera ainsi à 12,31 € brut par heure et le minimum garanti à 4,35 €. Quant au Smic mensuel brut, il passera de 1 823,03 € à 1 867,02 €.
Se posera encore et toujours la question, sinon du rattrapage, tout au moins de la réduction de l’écart entre les plus bas salaires et le SMIC. Une approche cohérente de la politique salariale imposerait une revalorisation de l’ensemble des salaires afin d’enrayer la mécanique infernale, arithmétique en fait, d’un rattrapage des salaires les plus faibles par le SMIC.
Dans un contexte plus large, rappelons que, selon le rapport « Taxing Wages 2026 », la France ne se situe qu’au 14ème rang (sur 27) en ce qui concerne le niveau de salaire moyen. On relativisera et se consolera à plus ou moins bon compte de ce verre à moitié vide en constatant que nous ne devançons sur ce critère que l’Italie, l’Espagne, la Slovénie, la Lituanie, la Grèce, l’Estonie, la Pologne, le Portugal, la Tchéquie, la Lettonie, la Hongrie et la Slovaquie. Pas de quoi pavoiser…
Et encore, convient-il de préciser que les grilles de salaires des conventions collectives des métiers de services, notamment de l’intérim, contribuent largement à effondrer cette piètre moyenne. Il est plus qu’urgent de revaloriser les grilles salariales de l’intérim et de mettre un coup de frein à la paupérisations de ses personnels. Existe-t-il beaucoup de professions dans lesquelles on puisse percevoir une rémunération inférieure à celle que l’on touchait dix années plus tôt ? Se trouve-t-il une seule entreprise en France (en Europe ?) dont les salaires fixes n’aient pas bénéficié du moindre pourcent supplémentaire en quinze ans ? Et si l’ensemble des difficultés de l’entreprise se résumaient finalement, directement et indirectement, à ces deux questions et à leur réponse ?



POURQUOI ne pas faire comme avant, hausse du smic = hausse automatique des salaires, c’est ce qui se faisait en france avant, là au moins plus de sujet
et dire que nous devons demander aux clients quand le smic augmente si les salaires au dessus augmentent aussi quid chez adecco 🙂 ????