Du 3 au 31 août 2026 rediffusion des articles les plus lus de l’année – Article publié le 11 juin 2026
Comme prévu et régulièrement annoncé ici, nous assistons à une accélération assez impressionnante, variable selon les zones et les consignes, du transfert des comptes clients vers la TSC et QAPA. Quel que soit notre point de vue et nos analyses sur le sujet, il s’agit de la politique annoncée, revendiquée et défendue par notre direction. Donc, aucune surprise sur la finalité de la réorganisation mais pas mal d’alertes sur la méthode et les incidences.
Après la gestion c’est au recrutement de sortir des agences et il ne faut pas être grand devin pour imaginer, par la suite, une réorganisation totale ou partielle de l’activité commerciale. Cela doit faire une dizaine d’années que nous l’annonçons et l’écrivons et il suffit de taper quelques mots-clé dans la barre de recherche de ce site pour s’en convaincre (taper “TSC”, par exemple).
A notre niveau et dans le cadre de nos mandats, nous dénonçons une pression folle sur les équipes, une inquiétante aggravation du niveau de stress des équipes concernées, une multiplication des avenants à un niveau rarement atteint et une volonté, assumée par les actes, de réduire assez rapidement les fonctions recrutement et management au profit des postes commerciaux.
N’oublions jamais le schéma limpide, communiqué en toute transparence par la direction, affichant sereinement l’organisation-cible planifiée pour fin 2026, selon laquelle la fonction recrutement devrait avoir entièrement disparu des agences à la fin de cette année. Que ce calendrier soit ou non strictement respecté ne change rien à l’orientation. Il a été dit, écrit et schématisé clairement que seule les fonctions commerciale et “care” resteraient l’apanage des agences à cette échéance.
Pourquoi pas serait-on tenté de conclure ? Tout cela pourrait apparaître acceptable et rationnel dans un univers déconnecté des vicissitudes du quotidien et de la réalité.
Le problème, c’est qu’il en va tout autrement sur le terrain, dans la vraie vie, et que nous assistons déjà à un cumul de dysfonctionnements, une surcharge d’activité pour les “rescapés”, des pertes immédiates de parts de marché chez certains clients transférés.
Et les clients dans tout ça ?
Dans le discours officiel de l’entreprise, nous n’entendons rien sur la dégradation de la qualité de service, l’impossibilité dans ce système de s’adapter aux besoins du client, d’écouter au quotidien ses attentes, ses retours afin de procéder en temps réel aux améliorations attendues. Qu’en est-il également de la maîtrise des aspects juridiques alors même que les contrats sont externalisés au Maroc et ailleurs ? Doit-on acter la fin d’un partenariat telle qu’on l’entendait jusqu’à ce jour ? Quel client continuera à payer au tarif habituel une prestation singulièrement dégradée ? Et même en cas de baisse tarifaire, quel client acceptera de bon cœur une “ubérisation” du service attendu ?
Déjà un premier droit d’alerte !
C’est parti : conformément aux dispositions de l’article L.2312-59 du Code du travail, le CSE Adecco Ouest a lancé un droit d’alerte pour atteinte aux droits des personnes, à la suite d’éléments graves et concordants relevés au sein de la BU TSC (Talent Supply Chain) de BRUGES (à proximité de Bordeaux. NDLR).
Des témoignages concordants évoquent une situation généralisée de mal-être au travail, caractérisée notamment par les éléments suivants : Un niveau de fatigue important, tant physique que psychique, exprimé de manière récurrente ; un état de stress chronique ; un niveau de fatigue et de stress dû à un manque d’accompagnement sur le changement ; un sentiment d’insuffisance d’accompagnement managérial, les salariés indiquant ne pas bénéficier du soutien nécessaire dans l’exercice de leurs missions ; les managers n’ont pas été accompagnés et sont obligés de se débrouiller pour aller chercher les informations où ils peuvent ; une formation jugée inadaptée ou insuffisante, ne permettant pas une prise de poste sécurisée ni une montée en compétences sereine. ) ; des manifestations émotionnelles fortes, certains salariés ayant exprimé leur détresse en pleurs lors des entretiens ; des répercussions sur la vie personnelle et la santé mentale ; un manque d’écoute ; un manque de transparence et de reconnaissance de leur poste et de leur travail…
Et encore, nous ne vous livrons ici qu’une version très abrégée et succincte de ce droit d’alerte…
Nous vous tiendrons bien entendu informé(e) des suites…
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A lire ou relire sur le sujet :
TSC, Adecco by QAPA : le Grand Dépouillement…
TSC : l’heure du Grand dépouillement a-t-elle sonné ?



