La situation d’encombrement des stations-services revient encore et toujours dans les débats comme une contrainte et une difficulté pour les bénéficiaires d’un véhicule de société et, dans la conjoncture actuelle, il ne nous semble pas déraisonnable d’imaginer une prochaine aggravation de cette situation, déjà problématique.
Notre première exigence porte sur la nécessité d’une information cohérente et homogène du réseau, ce qui est bien loin d’être aujourd’hui le cas. Rappelons quand même cette évidente et basique obligation pour l’entreprise de prendre en charge le carburant, que ce soit au moyen de la carte Total ou selon tout autre procédé.
Lorsque la direction nous explique que les difficultés que nous rencontrons proviennent de l’absence d’interface capable de calculer en temps réel l’avantage en nature, cela nous amène à la suspecter d’avoir voulu déléguer entièrement cette fonction et les calculs qu’elles impose au prestataire, Total en l’occurrence. Des petites économies qui finissent toujours, tôt ou tard, par revenir beaucoup trop cher. L’impossibilité d’effectuer ces calculs à partir des notes de frais nous apparait comme un piètre argument qui ne justifie en rien l’imbroglio actuel.
Rappelons au passage qu’il existe des cartes multi-enseignes, ce que notre direction ne peut ignorer, elle qui a mis tous ses œufs dans le même panier Total. Mais, avant même de recourir à ces dernières, nous observons que certaines directions opérationnelles autorisent le recours à d’autres enseignes de pétroliers en cas de pénurie avérée chez Total, sans réclamer pour autant la moindre preuve de cette pénurie. En attendant une solution pérenne, un assouplissement des règles ne suffirait-il donc pas à calmer les esprits ?



