Voici le texte intégral de notre dernier tract faxé au réseau pendant le mois de juillet. Les points évoqués sont particulièrement importants et aujourd’hui la CFE CGC Adecco demeure mobilisée pour la défense des salariés et la pérennité de l’entreprise.
Lettre d’information du jeudi 24 juillet 2008
Grève du 9 juin : des avancée modestes mais réelles
La section CFE CGC Adecco remercie les salariés qui ont exprimé leur solidarité en suivant le mouvement de grève. Même si le nombre de grévistes a été minimisé par la direction, nous avons été agréablement surpris de l’ampleur du mouvement. C’est la preuve qu’un nombre grandissant de salariés ont compris la nécessité de la solidarité et de l’action pour défendre leur avenir et celui de l’entreprise.
La CFE CGC, l’un des syndicats appelant à la grève du 9 juin, fut particulièrement présente dans la rue ce jour-là. Parmi ses revendications exprimées auprès de la direction, il y avait notamment :
– la demande d’une réouverture de négociations salariales et l’application, à minima, de l’indice d’inflation INSEE. Puis l’ouverture d’une analyse rigoureuse de l’évolution des rémunérations sur les cinq dernières années.
– un véritable 13éme mois contractuel prenant en compte le fixe et la moyenne de la partie variable de l’année écoulée.
– une véritable prime d’ancienneté et de fidélisation pour les intérimaires.
La réunion avec la direction qui a suivi le mouvement de grève a aussi été l’occasion pour vos représentants CFE CGC d’exprimer leur vive inquiétude devant la vague, le raz-de-marée même, des licenciements pour motifs divers et variés…
Bonne nouvelle : suite à ce mouvement, de (timides) avancées ont été obtenues mais, en respect de nos engagements, nous laissons soin à la direction de vous en informer très prochainement. Nous sommes dans l’attente.
Allègements : qui a gagné des millions ?
Devinez ? La CFE CGC Adecco avait revendiqué sans relâche une juste rétrocession aux salariés des allègements exceptionnels perçus par Adecco en 2006 et 2007. La direction avait fini par consentir à un « geste » de 1 500 € par permanent, selon certaines conditions.
Nous avions dénoncé la faiblesse de ce « geste » au regard des sommes engrangées et nous avions raison : aujourd’hui, nos experts nous apprennent que la totalité des primes versées aux salariés permanents ne représentent que 3.40% des allègements exceptionnels perçus… Le groupe Adecco en a donc empoché 96.60%. Sans commentaires… Et vous, qu’en pensez-vous ?

Plan social (à peine) déguisé
Cette gigantesque manne financière n’est pas perdue pour tout le monde et elle sert, en partie, à financer le plan social de grande ampleur mais camouflé, actuellement en cours.
Licenciements tous azimuts pour faute, refus de mobilité ou tous motifs possibles et imaginables… Démissions plus ou moins librement consenties, CDD non renouvelés…
Jamais il n’y à eu autant de départs de l’entreprise. Même les directeurs régionaux quittent le navire…
Mais il y à surtout, depuis le début de l’année un nombre considérable de transactions. Notre PDG lui-même a reconnu avoir donné des consignes en ce sens et nous connaissons tous dans nos régions, des collaborateurs licenciés partant avec un chèque plus ou moins confortable en poche. La CFE CGC demande officiellement à connaître le coût global de ce plan social qui ne dit pas son nom.

Externalisations : le démontage continue
C’est maintenant l’activité des services de l’emploi qui va quitter Adecco France pour être filialisée. L’absence de visibilité sur ce marché volatile inquiète les salariés concernés. La CFE CGC demande officiellement que soit incluse une clause de retour chez Adecco France en cas de retournement du marché ou selon le souhait des salariés externalisés. D’autres nombreux points de cette externalisation restent d’ailleurs à éclaircir.
Pour ces raisons et beaucoup d’autres, pour qu’il fasse bon vivre et travailler chez Adecco, ne restez pas isolé(e)s et rejoignez le syndicat des cadres, assimilés-cadres et agents de maîtrise. Adhérez à la CFE CGC, le syndicat naturel des cadres et assimilés.
Politique véhicules de société
Nous allons vers une refonte du système avec, hélas, suppression du libre choix d’un véhicule personnel et attribution obligatoire de voitures de société (2 places). Pas très commode dans la vraie vie ! En plus, la CFE CGC s’interroge sur le coût de cette politique qui enlève aux permanents le libre choix de leur véhicule.

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