La réorganisation annoncée, qui aboutira à un plan social portant sur environ 600 collaborateurs pour le groupe Adecco, s’accompagne d’un plan de départs volontaires. Mais que sont ces départs volontaires ?

Il faut d’abord avoir à l’esprit que ces départs volontaires concerneront uniquement un certain nombre de postes précisément identifiés et, par conséquent, les permanents n’occupant pas ces postes n’auront aucun droit à bénéficier des conditions, restant à négocier, prévues pour ceux-ci. En clair, un permanent occupant un poste non supprimé devra, s’il veut quitter l’entreprise, poser sa démission ou solliciter une transaction. Les élus du Comité Central d’Entreprise auront connaissance des postes concernés à l’occasion de la commission du lundi 27 octobre.
Il faut également savoir qu’à partir du moment où la procédure sera lancée, il sera interdit de continuer à mener des transactions.

La plus grande prudence devra être observée par les élus afin d’éviter de tomber dans le piège consistant à hâter les négociations pour satisfaire le souhait de départ de quelques-uns des permanents qui nous appellent pour connaitre les conditions financières du départ volontaire.

D’une part, ceux qui nous appellent ne sont peut-être pas concernés par le plan des départs volontaires et d’autre part la prise en compte de ces quelques dizaines de permanents « volontaires » ne peut être prioritaire sur les centaines de salariés qui, eux, ne souhaitent pas partir. Nous défendrons les intérêts de TOUS les salariés, partants volontaires ou non.

La CFE CGC ne donnera pas dans le panneau de l’urgence et les arguments que l’on peut entendre lors de chaque consultation importante du CCE, du type « les salariés sont en attente… », « on ne peut faire durer les choses dans l’intérêt des salariés« , ne doivent pas nous faire escamoter les négociations. La stratégie de l’urgence est préjudiciable aux salariés et nous pouvons vous assurer que ce plan social ne se fera pas à l’économie.

Comptez sur vos représentants syndicaux, délégués et élus CFE CGC pour défendre au mieux vos intérêts. Ce plan social n’a pas de véritable justification économique comme vont le démontrer très clairement nos experts. Ce ne sont, ni plus ni moins que des licenciements boursiers. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y à pas de problèmes économiques ou de dégradation de la rentabilité mais d’autres solutions étaient possibles. Nous y reviendrons.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici