Les résultats du groupe viennent de tomber et confirment l’ampleur de la crise et ses répercussion sur notre activité. Les salariés du travail temporaire, permanents et intérimaires, paient un lourd tribut à une crise dont personne ne voit aujourd’hui l’issue.

Suppression d’emplois de permanents, dizaines de milliers de missions en moins, salaires souvent réduits à la partie fixe et par conséquent, moral à la baisse, voilà les résultats les plus tangibles de la conjoncture actuelle. L’heure est plus que jamais à la lutte sur un marché ultra-concurrentiel et mature de surcroît.

Mais cette crise n’est pas celle des salariés et ce n’est donc pas à eux de payer. A chacun ses responsabilités et plus que jamais, il serait salutaire d’appliquer le vieil adage « qui casse paie ». Mais ne rêvons pas trop : des sanctions ont-elles été prises à l’encontre des vrais responsables de la crise ? en est-il même question ?

Non évidemment ! On assiste au contraire à un sauve-qui-peut dans la classe intello-médiatique. Les ultra-libéraux se camouflent hâtivement en interventionnistes et paradent, toute honte bue, si toutefois ils savent ce qu’est la honte, en nous expliquant ce qu’il eut fallu faire et qu’il conviendra désormais de pratiquer.

Pour les amateurs du genre, c’est quand même un plaisir de gourmet, maigre consolation, de voir les Jacques Attali et Alain Minc (entre autres), ultra-libéraux notoires, devenir de fervents défenseurs du keynésianisme et prôner l’intervention active de l’Etat dans l’économie, eux qui l’ont toujours farouchement déniée. C ‘est un peu le pyromane qui se convertit à la prévention contre les incendies … On a du mal à y croire.

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