L’accord pour l’emploi des « salariés âgés », selon la terminologie officielle, et leur maintien en situation de travail représentait une belle opportunité pour les entreprises d’envoyer un signal fort en direction d’une catégorie de salariés particulièrement malmenés dans nombre de grandes et moins grandes entreprises, chez Adecco comme ailleurs.

Applicable au 1er janvier 2010, les mesures en faveur des seniors devaient, au choix, faire l’objet d’un plan d’action ou d’un accord d’entreprise. La CFE CGC a donc, comme les autres syndicats, été convoquée à plusieurs réunions de négociation ou tout au moins ce que l’on appelle ainsi.

Devant l’indigence des propositions de la direction, nous avons fait un certain nombre de propositions concrètes et réalistes dont aucune n’a été retenue. Il n’était par conséquent pas question de signer pareil accord et nous nous sommes donc abstenus. Dommage et comme nous l’indiquions dans notre courrier de refus, nous aurions été prêts à accompagner des objectifs, même modestes, à partir du moment où transparaissait la volonté d’améliorer, au moins un peu, la situation des seniors.

Pour être plus précis, nous ne pouvions cautionner un objectif d’augmentation de 0,30% de nombre de seniors dans l’entreprise, ce qui reviendra à embaucher ou conserver un salarié « senior » supplémentaire pour plus de 300 salariés. Le reste des mesures, sur la formation et les bilans de carrière nous a semblé du même tonneau.

Ce sera donc sans nous.

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