Voici un communiqué de la CFE CGC qui a le mérite de remettre les pendules à l’heure. Il s’adresse aux cadres mais aussi bien sûr aux assimilés cadres qui relèvent du même régime de retraite et du même système de cotisations.

C’est une occasion de rappeler une fois de plus que la CFE CGC n’est nullement le syndicat des seuls cadres mais celui de l’encadrement au sens large : cadres, assimilés-cadres, agents de maîtrise. Il représente donc la totalité des salariés permanents chez Adecco puisque ceux-ci sont tous cadres ou assimilés.

Nous sommes donc le syndicat des directeurs d’agences, chargés de mission, directeurs de secteur, de région ou de clientèle mais aussi celui des attachés commerciaux, assistantes d’agence, responsables recrutement, etc… Nous représentons plus de 99% des salariés permanents chez Adecco.

Voici le communiqué en question :

Société


« Augmentés, les cadres ? … Trop simple pour être vrai !

Les salaires des cadres augmenteraient ? Ah, bon ! Certainement pas globalement ! Il faut y regarder de plus près… Évidemment, annoncez indistinctement que les cadres, comme s’il s’agissait d’une catégorie homogène, sont augmentés, et vous ferez recette ! Haro sur ceux qui, avec d’autres, sont les premiers à faire avancer le pays !

Qui songera que la crise se traduit par un surcroît de mobilité qu’il faut quand même bien compenser, au moins partiellement ? Qui rappellera que la pression fiscale en forte augmentation, touche d’abord les cadres qui, eux, payent intégralement l’impôt ?

Qui ira regarder si la perte de pouvoir d’achat du revenu disponible dûment enregistrée par l’enquête CFE-CGC continue ses ravages ? Qui rappellera que ni le salaire médian ni le salaire moyen des cadres n’ont bougé ? Qui se souviendra qu’il faut combattre les excès des salaires individualisés, source de pression de toutes sortes ?

La CFE-CGC ne partage pas les réactions enregistrées à la parution des chiffres de l’APEC. Elle préfèrerait que l’on rappelle que trop de salariés sont classés en catégorie cadre juste pour pouvoir être mieux exploités et payés « au mérite », c’est-à-dire en dessous du plafond de la Sécurité sociale, en dessous du salaire charnière de l’AGIRC… S’ils sont classés cadre, c’est aussi pour pouvoir dispenser l’entreprise du paiement des heures supplémentaires. Quant à se souvenir de ce qui se passe lors d’un accident du travail, à savoir que l’indemnité ne couvre qu’une partie du salaire cadre, et qu’en plus certains voudraient la fiscaliser…

Lorsqu’un pays s’acharne ainsi à l’encontre de l’une de ses catégories les plus essentielles à son fonctionnement, il ne faut pas s’étonner qu’il aille bien mal ! »

Source : CFE CGC, site confédéral

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