Un logo pour Wall Street ?
Mardi dernier nous vous annoncions la parution imminente des résultats du troisième trimestre en anticipant, sans grands risques, qu’ils seraient sans doute plus que satisfaisants. Eh bien, c’est chose faite : les résultats sont tombés et ils sont bien plus qu’honorables, ils sont même carrément enviables.
Souvent, en agence, l’un ou l’autre de nos collègues permanents nous interroge avec une certaine anxiété dans le regard, en nous implorant presque : « Est-ce que c’est vrai que ça va si mal que ça ? » ou même : « Adecco perd de l’argent, ça commence à craindre ? ». Avec un large sourire, nous leur répliquons immanquablement : « Mais non, Adecco va bien, très bien même. Mieux que 99% des entreprises en général. Connaissez-vous beaucoup d’entreprises, tous secteurs d’activité confondus qui annoncent des progressions de chiffre d’affaires et de marge du même ordre qu’Adecco ?« . Ces simples paroles suffisent le plus souvent à rassurer et à contrer les messages catastrophistes que subissent les salariés en question.
Quelques chiffres suffiront à évaluer la santé du groupe Adecco. Sur le troisième trimestre, Adecco annonce en effet une progression du bénéfice net de 13% (145 M€) et un chiffre d’affaires également en progression de 4%. Une marge brute de 17,2% et une marge Ebita à 4,3%. Ces quelques chiffres feraient déjà saliver plus d’un patron de PME et la quasi-totalité des dirigeants de grands groupes. Mais ce n’est rien à côté de ce qui suit.
Sur les neuf premiers mois cumulés de l’année, donc à fin septembre, la croissance du bénéfice net marque une progression de 37% (aucune faute de frappe : trois fois dix plus sept) à 386 millions d’euros… et un chiffre d’affaires en augmentation de 12%. Inimaginable : 37% de bénéfices en plus ! Nous reviendrons prochainement sur ce chiffre. Rappelez-moi, SVP, de combien ont augmentés les salaires ces dernières années ? Ceux qui avaient déjà sorti la boîte de Kleenex vont pouvoir faire une petite économie. De plus, la direction du groupe s’annonce très confiante pour le dernier trimestre de l’année et confirme son objectif de marge Ebita à plus de 5,5%.
Ces excellentes nouvelles n’ont pas empêché le titre de subir l’une des plus des plus sérieuses baisse de l’indice SMI de Zürich : moins 7,2% le 8 novembre. Comment est-ce possible ? C’est tout simplement que les analystes financiers et autres spécialistes autoproclamés, au lieu de raser les murs, le rouge au front et les mains moites, continuent à faire danser l’économie réelle pour le plus grand profit de la finance internationale et le plus grand malheur des entreprises et des salariés. Ils stigmatisent le tassement de la marge Ebita (-1%) et sanctionnent le titre pour n’avoir pas atteint sur ce critère les 5% promis par la direction du groupe. Notons d’ailleurs que celle-ci s’engageait depuis longtemps sur une Ebita à 5% et promet maintenant un score supérieur à 5,5%. L’atteinte de cette marge Ebita ne se fera pas sans douleur et cet objectif nous semble lourd de menaces pour les salariés.
Ces milieux financiers nuisent très directement à l’économie réelle et ne se réjouissent que des mauvaises nouvelles pour l’emploi et le niveau de vie. Leur comportement est annonciateur de nouvelles restructurations, découpages divers et variés, filialisations et baisse d’effectifs à venir. Ce ne sont pas que des hypothèses mais nous ne pouvons bien sûr pas tout écrire sur ce blogue si ce n’est que les salariés Adecco doivent se doter d’élus forts, combatifs et avisés pour les années à venir…
Voter CEE CGC, c’est s’assurer d’être réellement entendu(e)s et défendu(e)s.

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