« Il paraît qu’il va y avoir un nouveau PSE« . Cette phrase, nous l’entendons au moins une fois par semaine et dans quelque région que ce soit. La rumeur court, elle enfle, facilitée par le silence officiel sur le sujet. Alors que penser ?
Pour nous, à la CFE CGC Adecco, nous pensons que, cette question n’est pas la plus importante. En effet, nous considérons que le PSE est quasi-permanent et que les effectifs continuent à fondre mois après mois, cette situation étant aggravée par la progression de la précarité. Pour deux permanents CDI qui quittent l’entreprise sous des motifs divers et variés, c’est un CDD ou un contrat d’apprentissage qui rentre. Moins de salariés, moins de salaires, des salaires plus bas… c’est la spirale infernale décrite dans notre dernier tract
Mais, pendant ce temps, l’entreprise va bien, très bien même. Tous les indicateurs que nous recevons le prouvent. Évidemment, l’érosion du taux de marge brute inquiète et appelle une réaction pour la freiner et la limiter. Mais est-ce bien original ? Existe-t-il un seul secteur d’activité dont les marges soient les mêmes qu’il y a dix ou vingt ans, hormis la technologie de pointe et, peut-être, les produits de luxe ?
Si par PSE on entend une baisse constante des effectifs, alors, oui, nous sommes en plein PSE. Mais le PSE est une démarche précise, juridiquement encadrée et lourde en termes de gestion et rien ne prouve que l’entreprise soit prête à se lancer à nouveau dans l’aventure, sauf restructuration importante. Aujourd’hui elle réussit fort bien à supprimer massivement des emplois sans prendre la peine de mettre en place un Plan de Sauvegarde de l’Emploi.
Pour nous, l’hypothèse d’un futur PSE est l’arbre qui cache la forêt. Ces quatre dernières années, il est parti bien davantage de salariés hors le PSE que dans le cadre du PSE. Ceux qui en douteraient peuvent toujours se reporter au bilan social 2007 dans la base RH. Ils mesureront l’ampleur du désastre… La vraie question ne serait donc pas « Va-t-il y avoir bientôt un nouveau PSE ? » mais « Jusqu’où les effectifs vont-ils continuer à baisser et à se précariser ?« .

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