Les salariés permanents des agences BTP aiment plutôt leur métier en dépit des contraintes fortes liées à cette spécialisation. Parmi celles-ci, notons, sans forcément être exhaustif :
– une nombre d’accidents du travail malheureusement plus important que dans les autres activités et, par conséquent, un taux A.T. plus élevé.
– des risques URSSAF accrus en fonction de la difficulté à récupérer les justificatifs nécessaires à l’indemnisation des frais des intérimaires.
– des conditions de travail globalement plus pénibles : visites de chantiers, poussière, boue, froid…
– des horaires (encore) plus élastiques nécessitant une grande disponibilité.
– une part croissante des accords commerciaux nationaux avec leur cortège de prix bas et peu motivants. Les majors du BTP sont plutôt chiches de leurs deniers.
– des frais financiers en moyenne plus élevés que la moyenne nationale.
– une sinistralité plus grande des entreprises et par conséquent un nombre d’impayés plus élevés.
– deux mois de presque totale inactivité dans l’année (août et décembre).
– des intempéries en hiver et parfois l’été qui engendrent des arrêts de chantiers et donc une perte significative de chiffre d’affaires.
– une population intérimaire différente qui nécessite une connaissance du milieu spécifique du BTP.
– etc… La liste n’est malheureusement pas limitée.
Toutes ces particularités font que, non seulement le BTP ne sera jamais une activité comme une autre mais qu’en plus son attractivité à toujours été faible auprès des collaborateurs de l’entreprise et le demeurera. Qui, venant d’une agence généraliste, tertiaire ou industrie voudrait se voir muter en BTP ? Que les volontaires lèvent la main… ou nous écrivent.
Les tergiversations de feu le réseau BTP ne sont pas là pour rassurer nos collègues des agences bâtiment et travaux publics. Bien sûr il nous est régulièrement affirmé que vivra et prospérera le réseau BTP… Au fait, combien d’agences fermées depuis trois ou quatre ans ?
La seule petite compensation sonnante et trébuchante demeure (demeurait ?) la « prime BTP » censée compenser, juste un peu, les inconvénients et difficultés mentionnés ci-dessus. Et voilà que les NAO 2012 auront raison d’une bonne partie de cette prime. A quoi joue-t-on ? Que veut-on au juste ?
Oser prétendre aujourd’hui que cette prime était une « subvention » et qu’on ne peut « subventionner » une activité plus qu’une autre relève, au mieux d’une maladresse préoccupante et au pire d’un cynisme malvenu.
Les salariés des agences BTP savent que nous sommes aujourd’hui à l’avant-garde de la défense de leurs intérêts et que pour nous ils comptent largement autant que leurs collègues des autres spécialisations.

2 Commentaires

  1. C'est officiel, notre prime BTP saute ou tout du moins va être recalculer dans une formule incompréhensible pour au final disparaître! pour les personnes qui en plus n'ont pas d'augmentation de salaire c'est une perte sèche de revenu!!!! Que faut-il de plus pour qu'enfin une action soit menée? J'aimerais vraiement que nos syndicats se bougent, rapidement!!!!

  2. Réseau BTP: nous comptons autant que les autres à vos yeux? alors défendez nous et obtenez, par la grève s'il le faut le maintien de la prime BTP ou la transformation de cette prime en fixe!!!! c'est intolérable de se voir supprimer 900 a 1200 euros brut de salaire par an!!!!

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