Les chiffres sont impitoyables et, sans révéler de secret d’État, nous pouvons d’ores et déjà annoncer que l’objectif initial de suppressions de postes prévues dans le Plan de départ volontaire ne sera pas atteint, loin s’en faut. Les appels se raréfient auprès de la cellule EMP, tout comme les projets. Il faut dire que la conjoncture est plutôt sévère et que l’année 2013 s’annonce difficile, c’est bien le moins qu’on puisse dire.
Ce semi-échec du PDV n’amène pas pour autant nos dirigeants à assouplir les règles du volontariat et nombreux sont les profils « P2 » à ronger leur frein et à laisser filer des opportunités de création d’entreprise, de CDI ou de formation, faute d’acceptation de leur départ. A certains il est conseillé de prendre des congés sans solde, dans l’hypothétique espoir qu’un profil « P1 » postule sur leur poste mais, bien souvent, c’est purement et simplement la démission qui leur est suggérée… Et quoi encore ? On comprend leur mécontentement, d’autant plus lorsqu’il s’agit de « P1 », brusquement transformés en « P2 » par le départ d’un collègue plus chanceux.
Mais, dans l’immédiat, notre principale inquiétude concerne les profils P1 qui n’ont pas présenté de projet ou dont la mobilité dans le groupe a été refusée. De partout nous remontent des échos alarmants où il est question de « placardisation » intégrale, de mise à l’écart et de conditions de travail déplorables. L’infortuné salarié P1, sorti des groupes d’envoi, ne reçoit plus de courriels, n’est plus invité aux réunions et ne peut plus exercer ses fonctions pour la simple raison que son poste n’existe plus ; souvent il a dû céder son bureau et se retrouve sur un coin de table, là où on peut le « caser ». La souffrance morale est au rendez-vous et nous alertons la direction sur les éventuelles conséquences auxquelles pourraient mener de telles pratiques.
De telles situations inacceptables appellent deux remarques. Tout d’abord, rappelons les deux principales obligations de l’employeur dans le cadre du contrat de travail  qui sont :
· L’obligation de rémunérer le salarié,
· L’obligation de fournir un travail au salarié ainsi que les moyens de le réaliser.
Ces deux obligations sont à la base du contrat de travail,
puisqu’elles correspondent à la contrepartie de l’engagement du salarié
au sein de l’entreprise.
Ensuite, signalons au passage que de tels agissements à l’encontre de salariés sont constitutifs du harcèlement moral et à ce titre répréhensibles moralement, éthiquement et pénalement. A bon entendeur, salut.
Quel étape suivante peut-on redouter pour ces exclus du « volontariat » ? Tout simplement l’application de la clause de mobilité figurant sur les contrats de travail dont chacun sait qu’elle représente aujourd’hui l’un des moyens classiques de se défaire d’un salarié.
Si vous vivez ou être témoin d’une telle situation, contactez-nous sans tarder afin que nous puissions agir dans les meilleurs délais.

4 Commentaires

  1. Bon nombre de collaborateurs vont se retrouver dans ces lignes.
    Le PDV n'est autre que la première étape d'une refonte majeure du GS.
    Soit disant le middle office ne devait pas être impacté par ce PDV, aujourd'hui les annonces faites par la direction, disent le contraire.
    Combien de collaborateurs sont,( hors PDV) au contentieux aujourd'hui? pour dénoncer : harcèlement, placardisation, non respect du contrat de travail, etc…., avez vous des chiffres ?

  2. effectivement, des personnes veulent rester travaillées au sein d adecco, elles s y plaisent, elles aiment leur travail, pourquoi ces personnes qui n ont pas de PROJET ne sont elles pas prévues dans ce PDV ?? au moment des negociations, cette situation a bien dû etre exprimée à la direction par les syndicats, quelle a été la réponse de la direction?

  3. bonnes questions, faite le total des gens qui restent et qui ont peur du dehors, ils elles viennent pour leur salaire et c'est normal mais beaucoup d'entres eux ne peuvent faire autrement, aucun plaisir, aucune motivation, rien que le fait de régler les factures et nourrir la famille, et c'est normal , adecco devient une société où les actionnaires et certains hiérachiques s'en mettent plein les poches mais un jour la tendance va s'inverser, on en reparlera merci les syndicats , vous en parlez à la tv bientôt????

  4. Bonjour, qui a parlé de volontariat? Il faudra me donner un cours pour que je comprenne. En effet, votre poste supprimé, non "sélectionné" sur les postes support du "nouvel adecco", bon nombre de collègues ou plutôt futur ex-collègues, autour de moi, se voient devenir des volontaires contraints, sans d'ailleurs savoir depuis le 1er octobre, ce qu'ils doivent faire, aller au bureau à la rencontre de celui qu'on a préféré et qui occupe le poste!!!??? Tout simplement honteux et je vous avoue que mon souhait le plus fort aujourd'hui est que Mr Dehaze ne parvienne pas à ses fins et qu'il ne trouve pas ces 550 "volontaires" (A priori on en prend le chemin). En réalité, nous sommes témoins de purs licenciements économiques et personne ne bouge. La société met de côté des salariés qui ne souhaitent pas partir, grosso modo la seule direction qui leur est indiquée est la porte de sortie, sympa pour quelques fois 25 ans de bons et loyaux services… Enfin, que dire de la base evolution, sur laquelle des postes sont à pourvoir, mais les vrais volontaires (P2 ayant déposé un projet au départ) ne sont pas tenus informés des éventuels postulants (P1 souhaitant rester) à leur poste. Quant à moi, crise de conscience, comment continuer à travailler dans cette entreprise… Que tous ceux qui ont une réponse à cette question me répondent. Merci

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