Du 26 décembre au 3 janvier, rediffusions

Article publié le 11 septembre 2012
Il semblerait, et c’était prévisible, que des pressions de plus en plus
fortes s’exercent à l’encontre d’un certain nombre de salariés. Des
témoignages et remontées font état de propos non équivoques, de
suggestions appuyées et même de demandes très directes, dans le style :
« Quand est-ce que tu pars ? » et même « quand est-ce que tu démissionnes
? ».

La machine à volontariat est lancée et la direction semble vouloir
accroître rapidement le nombre de volontaires au départ. Il y a
aujourd’hui trois grandes catégories : les vrais volontaires qui ont un
projet et un sérieuse envie de quitter leur poste et/ou l’entreprise,
les volontaires qui s’ignorent encore et les désignés d’office qu’on
prie de présenter un projet dans les meilleurs délais. La deuxième
catégorie finit, souvent mais pas toujours, par rejoindre la troisième.


Dans le grand capharnaüm qui s’annonce, des P1 deviennent P2 et
vice-versa, au gré des estimations et des humeurs. Le statut semble
flottant pour certains. Des salariés sont priés de s’intéresser à des
offres d’emploi pour lesquelles ni la rémunération, ni le niveau ne sont
indiqués. On va quand même pas mégoter pour des histoire d’argent,
n’est-ce pas ? Mais quand même… D’autres s’étonnent qu’on ne leur
réponde pas plus vite.

Les salariés du siège, quel que soit leur niveau, ne semblent guère
mieux lotis, tel ce cadre muté d’un service à un autre sans même avoir
été consulté. C’est la seconde catégorie : le volontaire qui s’ignore,
le volontariat subconscient. Dans l’encadrement supérieur de
l’entreprise, ce n’est pas la joie non plus et des anecdotes
affligeantes nous parviennent prouvant l’incompréhension, voire un
sentiment de colère, des uns et le scepticisme d’autres.

Pour de nombreux salariés, la situation va rapidement devenir invivable.
Faute de mobilisation massive et de solidarité active, les salariés
subissent réorganisation sur réorganisation, baisses constantes des
effectifs, des moyens et des salaires. S’imaginer que la situation s’en
tiendra là serait, à notre avis, faire preuve d’une touchante mais
périlleuse naïveté. A ce sujet, lire et relire notre tract de novembre 2011. Ce n’est peut-être pas d’hier mais tout y était dit.

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