Le plongeon de l’intérim en janvier
 
Les chiffres officiels font état d’une baisse d’un peu plus de 16% du nombre d’intérimaires en janvier, dans la profession, comparativement à l’an dernier qui n’était déjà pas vraiment une année faste. Le nombre total d’intérimaires se situe maintenant sous la barre symbolique des 500 000 équivalents temps plein, c’est-à-dire à un niveau inférieur d’un tiers à la situation d’avant crise économique.
Sur ce même mois de janvier, le BTP s’effondre à -23% tandis que l’industrie, plombée par les délocalisations et la déconfiture de l’industrie automobile, accuse un recul de 19,1%, explicable par le manque de perspectives et l’écrasement fiscal qu’ont à subir les citoyens-contribuable, la paupérisation en résultant les plaçant hors d’état d’acheter leur logement, ni de renouveler leur véhicule. Au-delà du travail temporaire, ce sont des heures sombres pour l’emploi qui s’annoncent, comme le confirment les derniers chiffres du chômage.
Le chômage, c’est maintenant
 
Voici en effet 21 mois d’affilée que progressent les chiffres du chômage avec des niveaux qui frôlent le triste record de 1997, il y a donc 16 ans. Il faut en effet déplorer 43 900 nouveaux demandeurs d’emploi de catégorie A pour le seul mois de janvier et près de 61 000 en catégories A-B-C, soit 3,17 millions de chômeurs au total. A ce rythme, les spécialistes estiment que le record de 1997 devrait être enfoncé d’ici un à deux mois. L’Unedic évalue à 235 000 le nombre de chômeurs supplémentaires pour l’année 2013. La solution politique se résume aujourd’hui à faire financer par l’impôt et les taxes diverses et variées des emplois aidés dont un demi-million d’emplois subventionnés, 100 000 emplois d’avenir pour les jeunes sans qualification et quelques dizaines de milliers de contrats de génération.
A noter que les demandeurs d’emploi longue durée et les plus de 50 ans ont, une fois encore, souffert davantage que les autres catégories, ce qui démontre, s’il le fallait encore, l’inanité des « accords seniors » imposés en 2009 par la loi de financement de la Sécurité sociale pour « favoriser le maintien dans l’emploi » des plus de cinquante ans.
Au-delà des incantations, tout le monde sait qu’il faut une croissance de 1,5% pour nous prémunir des destructions d’emplois, or la croissance ne devrait être que de 0,1%, au mieux, en 2013, soit quinze fois moins…

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