Va-t-on vers un PSE ? Pas une semaine sans que nous soit posée la question ou l’affirmation d’un PSE à venir. Certains l’imaginent dans les mois qui viennent, d’autres en fin d’année, d’autres encore en 2014. Quelques irréductibles n’y croient pas, convaincus que les précédents plans sociaux suffisent amplement. Qui a raison dans l’affaire ?
Notre conviction ne repose, évidemment, que sur une série de déductions assorties d’un peu de logique. Nous n’imaginons pas, à aujourd’hui, un PSE dans le courant de l’année 2013, année de transition et post-PDV. Ceci étant posé, les résultats du premier trimestre sont inquiétants (- 40%) mais n’oublions pas qu’ils ne sont que la conséquence du coût de la restructuration : l’entreprise passe son temps, son énergie et… son argent à se modifier et notamment à diminuer la voilure. Nous savons parfaitement que ces mauvais résultats étaient parfaitement anticipés et n’imaginons donc pas un PSE sur 2013.
En 2014, c’est une autre histoire puisque les ravages de la confiscation totale (ou contribution totale, je ne sais plus très bien) seront alors rendus évidents pour tous puisque des centaines d’agences se retrouveront arithmétiquement (et artificiellement) en négatif en fin d’année 2013. Nous l’avons dit et écrit à plusieurs reprises, la fonction principale du nouveau mode de calcul des EDG consiste essentiellement, outre une prédation considérable sur les rémunérations, à rendre mécaniquement déficitaires plusieurs centaines d’agences aujourd’hui bénéficiaires afin de justifier ainsi un nouveau plan social qui permettra de réduire de façon significative la dimension du réseau. Toujours moins d’hommes, d’agences, de structures…. et toujours plus de finances. Tout était dans notre fameux tract « La finance expliquée aux nuls ».
Notre diagnostic demeure donc inchangé : PSE ou non, nous devrions aller vers un plan social en 2014, justifié par les conséquences de l’application de la confiscation totale beaucoup plus que par la conjoncture.

Demain sur ce blogue :
Quel est le risque si l’on ne signe pas l’avenant de confiscation totale ?
Bientôt des informations importantes sur les actions à venir de la coordination syndicale et de nouvelles dates pour de nouvelles actions.
 Avenants : zéro signature
Quel que soit le discours tenu localement, 
vous avez le choix de signer ou non

6 Commentaires

  1. Je pense également que l'activité GS sera vendue (les pourparlers ont même dus commencer, ). Le modèle large/médium n'est plus rentable, c.est la fin des grosses agences industrie. Il faut sortir des comptes < 7% de MB, bye bye la pdm. Gros volume aujourd'hui, c'est souvent beaucoup d'énergie pour peu de résultat… Les temps changent, les petites agences rurales vont gagner de l'argent. Petit planning, peu de collaborateurs, un Max de contri! Toutes les richesses partent vers le professionnal staffing et les autres BU type adecco formation qui s'engraisse artificiellement avec le budget des agences…

  2. Tout à fait d'accord avec les commentaires précédent ; on refait une virginité à GS avec peu de frais, beaucoup de renta avec une EBITA à 5% et on vend la gagneuse à un autre proxénète (on peut même envisager qu'ils vendent agence par agence à des réseaux divers).
    Arrachez-vous si vous en avez la volonté, le courage et surtout les moyens…
    Pour info, la clause c'est vraiment à la tête du client car ça plombe trop les résultats des agences (bien que maintenant les résultats, hein!
    Pour ma part j'ai demandé à partir avec maintien de la clause pour me faire un peu plus de thune (je suis DAM depuis 20 ans sur le même secteur avec une PdM non-négligeable) et ils ont refusé de me la payer.

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