Comme pour ne pas changer, c’est encore une fois sur la structure que vont devoir se mobiliser la direction, les salariés et leurs représentants. Il y a belle lurette que les débats concernant les salariés, les clients, les intérimaires et le métier lui-même sont passés au second plan puisqu’on ne parle plus et n’agit plus que sur la structure, depuis des années, comme nous le déplorons régulièrement sur ce blogue. Cette fois, c’est le « Middle Office » qui sera l’objet de toutes les attentions avec, à l’ordre du jour du Comité central d’entreprise de mardi prochain, le 9 juillet, la question suivante :
« Information et consultation sur le projet Middle Office. Invités J-L P., V.B…
– Réunion numéro 0 sur le projet d’évolution de cette activité.
– Recueil des premières questions des membres du CCE.
Nous commençons, hélas, à bien connaître ce type de prose et, comme on le dit familièrement « c’est reparti ». Notons qu’en ce qui concerne les invités, les trois points semblent indiquer que les deux mentionnés pourraient bien se retrouver trois ou quatre, voire plus.
Pendant des mois, lors des négociations sur le sujet, nous avons demandé à la direction d’inclure le « Middle Office » dans le Plan de départ volontaire, afin que les salariés non intéressés par les évolutions prévisibles de ce service et, notamment par une éventuelle mobilité, puissent bénéficier de conditions décentes de départ. Nous demandons également, depuis un an, que soit ré-ouvert et actualisé l’accord de Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC). En vain, la direction, sourde à nos requêtes semblait avoir choisi sans le dire une autre solution et commençait à approcher les salariés du M.O. en loucedé pour sonder leur mobilité et leur éventuel souhait de quitter l’entreprise. En écho à nos demandes, elle se contentait de chanter en chœur, mais néanmoins assez faux, « il n’y aura pas d’impact social ». Il n’y a jamais, c’est bien connu, d’impact social, n’est-ce-pas ? Des mouvements ont donc bien eu lieu, en l’absence de toute consultation préalable des instances et, par conséquent, dans la plus totale illégalité. Ils sont donc, légalement parlant, nuls et non avenus.
Le CCE a donc mené une action en justice pour mettre fin à cette tentative de contournement des instances qui, nous disait-on, devaient être consultées sur le sujet dans le courant du mois de juin. Un délibéré sera par conséquent rendu lundi (8 juillet), la veille du CCE, et nous ne manquerons pas de vous informer sur ce blogue de la décision judiciaire. Le jugement rendu pourrait très bien interdire et geler tout mouvement jusqu’à ce qu’une information complète et loyale, expertise incluse, permette à vos élus d’avoir une suffisante connaissance du projet afin de pouvoir rendre un avis éclairé, selon la formule consacrée.
La semaine prochaine, plus que jamais, l’actualité sera sur ce blogue.

Chris Weissenrieder

5 Commentaires

  1. Ce n'est pas un scoop.
    Tout le monde c'est très bien que le middle office sera impacté à très court terme.
    C'est le prochain PSE déguisé du groupe.
    Encore un moyen simple de réduire la masse salariale.

  2. Donnez nous ce que l'on demande et laissez nous partir on demande que cela
    On n'a pas fait parti de PDV car il n'y aurait eu plus personne pour facturer les clients, on ne compte pas dans les concours commerciaux mais il ne faut pas oublier que sans nous pas de chiffre d'affaires

  3. c'est bien beau tout ça

    mais où en sommes nous avec la décision du 08.07 ?

    bizarrement plus rien,

    soit on dit , soit on f…..

    Pendant ce temps….beaucoup de personnes sont en attente de réponses claires sur leur avenir

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