Du 14 août au 4 septembre, rediffusion du meilleur de l’année
Publié le 7 janvier 2013 :
Ici et là, des salariés nous contactent, indignés par les propositions
qui leur sont faites de transactions dont ils estiment les montants
dérisoires et en tout cas très en deçà de ce qu’ils auraient perçu dans
le cadre du Plan de départ volontaire. Ce sont souvent des montants
inférieurs de 20, 30, 40% ou plus encore qui leur sont très
« généreusement » proposés.

La palme revient sans doute à ce cadre,
bénéficiant d’une grande ancienneté et d’un salaire convenable qui s’est
vu proposer environ un tiers de ce qu’il aurait obtenu dans le cadre du
PDV. Hélas pour lui, il est « P2 » et, malheureusement, personne et en
tout cas aucun « P1 » ne semble avoir convoité son poste. Grâce à une
négociation serrée, il a pu améliorer l’ordinaire mais déplore d’avoir
du se transformer, sur le tard, en « marchand de tapis » après 25 années
de bons et loyaux services. Il partira néanmoins avec un montant
inférieur d’environ un tiers à ce qu’il aurait perçu s’il avait
bénéficié du fameux label « P1 ». Il aurait sarcastiquement répondu :
« Merci Monsieur, c’est trop, la bonté de Monsieur perdra Monsieur ».


Cela nous ramène une fois encore au problème des P2 dont un certain
nombre sortent aujourd’hui « à petit prix » puisque, parfois curieusement,
rien ne semble avoir été fait pour faciliter leur remplacement par une
mobilité interne. C’est toujours ça de pris ! Comme disaient nos
grands-mères : « il n’y a pas de petites économies » ou « les petits
ruisseaux font les grandes rivières » (qui toutes confluent vers
Zurich…), etc. Sans parler des « petits arrangements entre amis » grâce
auxquels se multiplient les dérogations aux Livres I et II du PDV. les
modifications de structure non prévues dans ces documents officiels se
multiplient jour après jour dans une parfaite illégalité. Au nom d’une
improbable « logique d’emploi », on enlève telle activité à un Directeur
d’agence pour la filer plus ou moins en douce à tel autre, on modifie
les mouvements de structure présentés comme inéluctables il y a quelques
mois encore, on regroupe, on sépare, on ferme ce qui ne devait pas
l’être et j’en passe.

Les choses sont maintenant claires, autant qu’elles peuvent l’être, et
il semble que la multiplication des transactions en cours et à venir
viendra parachever le PDV et sans doute aggraver encore la baisse des
effectifs. Depuis bien longtemps nous alertons sur l’affaiblissement de
l’entreprise conséquence directe de la baisse des effectifs et de la
réduction souvent arbitraire des structures. Certains salariés
commencent maintenant à reprendre les propos que nous tenons depuis des
années concernant la mise en cause de la pérennité de l’entreprise. Une
chose est bien certaine et nous souhaitons aujourd’hui la graver dans le
marbre : on ne pourra éternellement « vivre sur la bête » et continuer à
démonter l’entreprise sans, un jour ou l’autre et beaucoup plus vite que
certains ne le pensent, la mettre en danger.

De PSE en PDV puis en transactions ou rafales de démissions, jamais ne
semble pouvoir être stoppée la course folle à l’abîme. Sans parler de la
noria des restructurations dont l’une remplace l’autre avant même son
achèvement et pour quel résultat ? A-t-on pour autant repris un
malheureux pour cent de part de marché depuis 5 ans ? Voulez-vous que
nous évoquions en détail les effectifs « tertiaire », le BTP ou le retail

Sans dialogue social ni véritable écoute du réseau, de ses contraintes
et des représentants des salariés, rien ne changera vraiment. Les
partenaires sociaux cohérents réfléchissent déjà aux modes d’action à
venir les mieux adaptés à la situation. Les lecteurs de ce blogue seront
bien entendu les premiers informés.

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