Les résultats de la contribution de décembre ont battu tous les records… à la baisse. Une « catastrophe » pour les uns, un triste « record » pour les autres. Janvier ne s’annonce hélas pas mieux. L’ampleur du désastre ne s’amortit pour l’instant que par le truchement de l' »accompagnement » à hauteur de 70% de garantie de la partie variable pour les signataires des avenants de contribution totale et d’un impact  partiel du CICE. Tout ceci ne garantit évidemment que tant que cet « accompagnement » dure et tant qu’existe le CICE. Imaginez deux secondes l’allure de la partie variable de rémunération après le coup de pouce de la direction et après aussi le dispositif CICE. Pour beaucoup, se sera le fixe, mais vraiment fixe.

Le mois de janvier ne s’annonce donc guère plus glorieux. Pourtant, paradoxalement, nous rencontrons des salariés très satisfaits, nous affirmant que la contribution totale leur est largement favorable en regard de la CDHI, ce qui prouve bien qu’un système de rémunération, quel qu’il soit, ne pourra jamais satisfaire tout le monde il y a des gagnants et de perdants mais ce qui importe, c’est le ratio de chacune de ces deux catégories. Aujourd’hui, en l’absence de données fiables sur ce point précis, le ration des gagnants nous semble largement minoritaire. Sauf preuve du contraire.
Aujourd’hui, il faut reconnaître simplement que la politique menée n’a malheureusement pas (encore ?) prouvé sa pertinence. Les données chiffrées les plus récentes font état d’une nouvelle dégradation des parts de marché en regard de l’indicateur Prisme, le seul vraiment fiable. La direction prise est-elle la bonne ? Oui, répond sans sourciller la direction, laissant entendre qu’il faut laisser le temps au temps. La formule nous rappelle quelque chose… Pendant ce temps les rémunérations continuent à chuter ou à se maintenir, selon l’hypothèse la plus favorable. Le seul baromètre fiable en la matière restera toujours la DADS (déclaration annuelle des salaires), mesurant sur des périodes équivalentes des données équivalentes (salaire brut et salaire net annuels).
Ceci dit, nous savons bien que l’explosion des coûts de structure, l’augmentation du WACC et les recalculs incessants de périmètres et des taux d’intéressement n’ont d’autre finalité que de compresser à l’infini la masse  salariale.
L’Organisation internationale du travail (OIT) a pourtant clairement préconisé d’augmenter les salaires au même rythme que la productivité, afin d’éviter les troubles sociaux. C’est, de plus, ajoute cette organisation « une question d’équité et de croissance économique durable« . Mais qui se soucie des avis de l’OIT ?
Mardi :


Quel(s) moyen(s) d’action pour faire avancer les choses ?

10 Commentaires

  1. Mardi :
    Quel(s) moyen(s) d'action pour faire avancer les choses ?

    > Demandez et on va vous donner ces moyens avec tous les salariés qui en ont marre !

  2. Hé, les rigolos !
    Syndiquez-vous déja et faites le faire autour de vous, ce sera un bon début.
    Quand "aux salarié qui en ont marre" ; il n'y a qu'à voir tous les benêts qui se sont précipités aux niaiseries des 50 ans d'Adecco pour acclamer leurs gardes-chiourme et ça vous laisse réveur quant à une mobilisation et un Grand Soir à venir !
    PS : et pour répondre à une question qui pourrait venir ; pour ma part, j'ai refusé de m'y rendre à la Grande Messe.

  3. Et les primes des directeurs de clientèle, plus de nouvelles depuis la Contribution totale! va t-en faire des nouveaux clients avec ça et vendre du perm avec un consultant + experts et PME sur ton périmètre!!! Ca commence à sentir le renfermé par endroits…

  4. J'ai supprimé un commentaire me demandant de répondre à une question. Quelle question ?

    Par ailleurs, quel est ton problème qui pourrait nuire à un autre syndiqué ?

    Merci de m'écrire :
    cfe.cgc.adecco[at]gmail.com

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