Redoublons de vigilance…
Chantage et pressions diverses continuent à s’abattre sur le réseau et la direction trouve mille et un prétextes pour payer toujours moins, ceci avec une ingéniosité qui forcerait l’admiration s’il ne s’agissait de méthodes déplorables.
Prenons l’exemple des trop-perçus. Les ponctions faites à ce titre sont arbitraires, sans aucune concertation, ni même avertir le salarié qui découvre sur sa fiche de paie et surtout sur son compte en banque, le montant de la ponction. Dans de nombreux cas, les retraits effectués ne prennent pas même en compte le niveau maximum légalement prévu de prélèvement. Le salarié se doit donc d’assumer, sans aucune anticipation possible, ses charges, loyer et éventuels crédits avec un salaire, souvent modeste à l’origine, amputé de plusieurs centaines d’euros. Il a intérêt à posséder de solides économies.
Selon nous, la moindre des choses, compte tenu des changements incessants d’avenants, des calculs de rémunération, des taux, des « accompagnements » fluctuants et d’une conjoncture difficile aurait consisté à gracier systématiquement les trop-perçus jusqu’à stabilisation du système. Il n’en est malheureusement rien.
Autre petit chantage mesquin : si le salarié n’a pas signé son avenant « confiscation totale », il ne pourra bénéficier de l' »accompagnement » à hauteur de 50% de la part variable 2013. Rendons-nous compte du niveau des pressions subies pour sauver, si possible, la moitié d’une part variable, elle-même déjà bien souvent à la baisse… A la baisse comme l' »accompagnement » – c’est fou ce qu’on est accompagné – qui, de 70% à l’origine de la CT, a chuté à 50%. Et l’an prochain ? Faudra-t-il continuer à compenser ainsi un système défavorable aux salariés ou ceux-ci devront-ils s’accommoder une fois pour toutes du fixe ? Voici une question essentielle qui pose la question de la viabilité du mode de rémunération actuel. La direction refuse de répondre à cette question.
Les fonctions support ne sont pas épargnées par ce chantage et diverses pressions psychologiques du genre « Si tu ne signes pas, tu te marginalises dans l’entreprise » ou même, plus crûment encore « Si tu ne signes pas, tu te mets en danger professionnellement« . Là au moins, le message est limpide.
Seule maigre consolation, selon notre expert-comptable, les dix premières rémunérations de l’entreprise se sont envolées de + 20% en 2012, ce qui prouve bien qu’il n’y a pas de fatalité et que tous les espoirs sont permis.
Continuez à nous envoyer vos témoignages sur les atteintes répétées à la
rémunération lancées par la direction pour diminuer encore et toujours davantage les
rémunérations. 
https://www.youtube.com/watch?v=_Sx6tj1rmkw#t=164

cfe.cgc.adecco@gmail.com

Pour visionner 360° Le Mag, été 2014, cliquer sur l’image

Prochainement sur ce blogue :
A la concurrence, nos anciens collègues nous taillent des croupières
Le secteur florissant du travail temporaire
Les millions envolés du CICE 

6 Commentaires

  1. bonjour à tous,
    un constat: que font nos partenaires sociaux (tous confondus),que font nos directeurs de zone que écoutent le réseau,quel est l'intérêt de gptw, et pour finir si on est plus en phase avec la grande direction, il faut partir

  2. Un peu facile l'amalgame "tous confondus"
    Il y a au moins deux ou trois syndicats qui se battent vraiment chez Adecco mais si tu as un truc miracle ne le garde pas pour toi dis le nous

  3. Non pas un peu trop facile comme amalgame, je pense au contraire que nos "partenaires sociaux" n ont rien fait depuis avril 2013, ce n est pas tout de donner des infos sur un blog, même si celui sur lequel nous sommes nous tient relativement au courant, mais maintenant il faut des actions réelles et concrètes, nous sommes tous au bout du bout. Quand allez-vous bouger ???

  4. "Quand allons nous bouger" ?

    En paraphrasant JFK; je répondrai "Ne te demande pas ce que les syndicats peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les syndicats"…
    Et oui, c'est bien beau le "partez devants, je vous suis", encore faudrait-il se révolter au quotidien et se mettre un peu en danger, non ?

    "et pour finir si on est plus en phase avec la grande direction, il faut partir"

    Qu'attends-tu ?

  5. Je pense que vu les conditions actuelles, nous nous mettons chaque jour un peu plus en danger. Les syndicats doivent être fédérateurs d un mouvement, on a l impression qu ils ne font plus rien pour nous. Sur Nantes l année dernière nous avions pourtant répondu présent. La révolte viendra t elle à nouveau de l ouest ? Nos bonnets rouges sont prêts !!!

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