Du 3 au 27 août rediffusion du meilleur de l’année
 
La Contribution totale n’est plus à présenter. Ici même, sur ce blogue,
nous avons dit et surtout écrit tout ce qu’il y avait à dire sur le
sujet. Ce système de calcul des charges, particulièrement génial, a fait
disparaître comme par enchantement l’essentiel de la marge brute des
agences, réduisant à la portion congrue la base d’intéressement des
salariés. Il n’est pas rare de rencontrer des agences délestées de 60,
80, 100 000 euros ou plus encore, par mois, sans pouvoir apporter le
moindre début d’explication plausible. Inlassablement reviennent les
questions du genre « Mais où est passé l’argent ? », ou les remarques
telles que « Je n’y comprends rien, je facture le même nombre d’heures
avec le même nombre de clients qu’avant, pratiquement aux mêmes prix et
je n’ai plus de part variable ». Nous pourrions établir une longue liste
de toutes les remarques, questions et mécontentements entendus ces
derniers mois sur le sujet. L’incompréhension est totale.





Tandis que quelques salariés observaient néanmoins une amélioration de
leur partie variable, une large majorité a vu s’effondrer sa
rémunération et, il faut le reconnaître, nous nous étonnons souvent de
la passivité de certains. Perdre 200, 400 ou 800 euros par mois sans
broncher, cela relève d’un quiétisme qui force l’admiration et d’un
détachement des biens de ce monde assez rare dans notre univers
matérialiste…





A peine évalués les méfaits sur les rémunérations de la Contribution
totale que voici poindre la Contribution totale budgétée, c’est-à-dire
indexée à un budget ou objectif. La direction, consciente de la déroute
des rémunérations et du mécontentement grandissant aurait-elle revu dans
un sens favorable aux salariés le système de calcul ? Pourquoi pas mais
que le doute nous soit permis après ces années de rabotage systématique
(sortons les DADS !). Le hic, c’est la notion même de budget ou
d’objectif. On sait qu’il doit être « ambitieux mais réaliste », selon la
formule consacrée mais comment savoir si le second de ces deux critères
est respecté ?





Par nature, un objectif reste soumis aux aléas de la conjoncture et à la
politique de l’entreprise et du groupe. Nous promettre la plus belle
des carottes pour une progression de 20% nous fait une belle jambe si le
marché local s’avère en régression avec les aléas de délocalisation,
déréférencement national ou local et autres infortunes de la vraie vie.





Soumettre une part de rémunération variable à un objectif, s’apparente
donc à un obstacle supplémentaire à franchir pour espérer obtenir un peu
de rémunération variable. Pourtant, le processus et lancé et dans
chaque région, des agences ont été informées de leur passage sous
Contribution totale budgétée, dès cette année, en attendant une
généralisation du système en 2016.




Notre position sur le sujet n’étant aucunement dogmatique, nous vous
proposons de nous remonter vos informations, observations et remarques
sur le sujet. Merci par avance.



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