Le nombre de chômeurs de catégorie A et seulement de cette catégorie aurait donc baissé en janvier de 27 900 individus, soit une diminution de 0,5% sur le mois. La nouvelle serait plutôt encourageante si la Dares, le service des statistiques du ministère du Travail, elle-même, n’avait évoqué un certain nombre de facteurs « inexpliqués » et « inhabituels ».
Oh, point de sorcellerie en la matière mais juste un peu de prestidigitation : la sortie de 238 900 inscrits des listes de Pôle Emploi radiés en janvier dernier pour cause de non réactualisation. Ceci pour les catégories A, B et C. Or, les radiations pour ce motif et à cette période s’élevaient jusqu’à présent aux environs de 200 000, ce qui représente quand même un bonne d’une quarantaine de milliers de radiés supplémentaires cette année. Un rebond jugé « inhabituellement fort » selon les services de madame El Khomry. Il en reste la désagréable sensation, pour nos concitoyens les plus lucides, d’être pris pour des buses.
Quoiqu’il en soit, sortir 40 000 demandeurs d’emploi des listes du Pôle éponyme et constater corrélativement une baisse de 27 900 chômeurs en revient à déduire une augmentation et non une baisse de 12 100 personnes. La situation de l’emploi continue donc à se dégrader en France et ni les tripatouillages, ni les plus ou moins grossiers tours de passe-passe ne peuvent rien devant cette évidence vécue douloureusement au sein de chaque famille et depuis beaucoup trop longtemps.

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