L’entreprise ayant pris conscience d’un certain regain d’activité de l’intérim et du recrutement semble accepter la nécessité de recruter rapidement afin d’éviter un phénomène de décrochage de nos parts de marché qui sont, nous le savons, en berne.
L’information émanant de la direction précise qu’elle compte mener « un plan agressif de recrutements avant fin juin sur nos segments profitables : Small, Perm, PCP, Tertiaire, BTP ». Pour le « General Staffing« , ce sera tout à la fois grand écart, système D et peau de balle.
Nous avons assez dénoncé les sous-effectifs et des conditions de travail rendant impossible tout développement durable de l’activité pour ne pas nous réjouir de la mesure, mais, chat échaudé craignant l’eau froide, attendrons quand même un peu avant de juger des réalisations.
Innovation intéressante, la direction a décidé de limiter l’impact du coût de ces recrutements pour les agences et une certaine prise en charge devrait aboutir à une réduction des frais indirects BU mais, comme un bonheur n’est jamais parfait, assortie d’une condition rédhibitoire. En effet, si la neutralisation du coût du recrutement est annoncée automatique pour le troisième trimestre, elle sera néanmoins conditionnée à l’atteinte du niveau de marge brute cumulée de l’année. Autrement dit, faute d’atteinte de cet objectif, nombre d’agences assumeront le surcoût du recrutement sur le dernier trimestre de l’année. Cette mesure de prise en charge s’étendra sur une durée de six mois comprise entre le 1er avril et le 31 décembre 2017. 
Espérons en tout cas que cette mesure permettra aux équipes de retrouver des conditions de travail décentes et une capacité à délivrer une prestation à hauteur à la fois des attentes des entreprises clientes et des salariés intérimaires.

4 Commentaires

  1. Enfin une bonne nouvelle, ce qui est dramatique c'est de voir que c'est une fois de plus sous conditions… on ne change pas une équipe qui perd! Pourquoi toujours faire des usines à Gaz? En plus en fin d'année 2017, comme pour 2016, le Père Noël pourrait ne pas passer dans tous les foyers.

  2. Petit conseil d'ami: Aux Managers qui ont le pouvoir de donner un avis sur les embauches. Faites attention au retour de bâton de fin d'année, en plus d'avoir un manque de posture managériale, on pourrait vous reprocher d'avoir un manque de visibilité sur votre activité et d'être responsable des résultats catastrophiques de votre agence si celle-ci ne performait pas.
    Un joli petit détail qui pourrait satisfaire votre hiérarchie à vous mettre la tête un peu plus sous l'eau pour… vous faire partir! C'est du vécu

  3. Je confirme pour Anonyme du 12 à 2320, quelle facilité de rejeter l'erreur de jugement. Certains ont le droit de faire les pires erreurs mais ils sont intouchables (enfin pour l'instant) et ils n'hésiteront pas à faire sauter le fusible d'en dessous. Nous ne sommes que des pions qui sont payés pour faire tourner un code analytique, dès que l'orientation change, c'est comme les petits chevaux, retour à l'écurie si on a pas su prendre l'échelle à temps. Et je vous le donne en mille, les dès que l'on vous donne sont pipés. C'est aussi du vécu.

  4. Même si le sujet devrait ne pas être abordé en lien avec cet article, j'ai été informée d'un cas évident de discrimination en interne!!!! Par rapport au nom de famille d'un collaborateur. On lui a très clairement demandé de ne pas donner son nom de famille aux clients.
    Belle gueule pour attirer les TT mais caches-toi pour le reste, ça s'appelle de la discrimination et c'est INTERDIT. Le collègue n'ose pas en parler pour des raisons dont tout le monde se doute, il m'a demandé de ne rien faire, mais un rappel aux «Bons usages» serait à faire!

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