Du 25 juillet au 18 août 2017, rediffusion des articles les plus lus de l’année
Article paru le 5 octobre 2016
Nous avons plusieurs fois ici évoqué le rôle de matrice joué par le réseau, notamment les agences « medium-large » du « General staffing »
dont la direction ne cesse de pomper la sève, année après année, à
l’occasion de réorganisations en cascade. Dès qu’une activité semble un
peu rentable et prospère, elle est retirée des agences « medium-large »
pour venir alimenter une nouvelle organisation, appauvrissant un peu
plus à chaque fois les agences. Il y eut « Expert », devenu Spring, puis
PME, puis OnSite, HubSite… A chaque fois, l’argumentation semble bien rodée et presque crédible : « ce n’est pas votre métier »… « vous ne pouvez pas être partout »… « cela sature l’activité de l’agence »
(grands comptes), etc… Dans les faits, c’est bien votre agence et
votre rémunération qui régressent un peu plus à chaque fois
.

Certaines agences se voient ainsi confisquer plus de 50% de leur activité par OnSite. Non seulement le Directeur d’agence est instamment prié d’aller vendre OnSite
chez certains clients, c’est-à-dire de scier, avec le sourire si
possible, la branche sur laquelle, avec son équipe, il est assis mais
ensuite, des rendez-vous sont pris à son insu et sans qu’il soit convié
chez ledit client. Mieux encore ou plutôt pire, l’infortuné DA n’est
parfois pas même averti du recrutement en cours pour son client
généreusement cédé à OnSite. Carence managériale, manque de
respect et de considération que l’on retrouvera, c’est évident, comme
chaque année, dans l’enquête GPTW. Les années passent et se ressemblent.
 
Quant
au sureffectif qui résultera à l’agence de cette importante cession
d’activité vers une autre structure, elle n’est même pas abordée
clairement. Tout au plus un collaborateur de l’agence se verra-t-il
ensuite froidement proposer une mobilité qu’il ne peut qu’accepter sous
peine de perdre son emploi. A moins que le client ne consente à accepter
le transfert du collaborateur en question sur son site, ce qui n’a rien
de systématique. A force de le leur répéter, certains clients ont fini
par croire qu’ils étaient rois. En conséquence, les mobilités forcées se
multiplient en même temps que les ruptures conventionnelles, ce qui
nous faire dire depuis longtemps que le plan social est permanent chez
Adecco.
 
Le
grand dépouillement des agences se poursuit donc comme si rien n’était.
Les budgets prendront-ils intégralement en compte ces pertes d’activité
de l’agence ? Ce n’est pas garanti comme l’ont évoqué plusieurs
Directeurs d’agence lassés de ces réorganisations sans fin. Beaucoup
savent qu’il leur faudra trimer plus encore pour gagner moins.
 
La
semaine prochaine s’ouvrent les négociations annuelles obligatoires
(N.A.O.), appellation savante des négociations salariales. Nous saurons
très vite si la Direction a pris acte ou non des innombrables remontées
de leurs élus et du réseau et en tirerons, dans un sens comme dans l’autre, toutes les conséquences.

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