Du 25 juillet au 18 août 2017, rediffusion des articles les plus lus de l’année
Article paru le 29 octobre 2016

 

« Le CE en veut à ma chère cassette »
Nous
y sommes et la menace est devenue réalité.  La voici toute crue : les
Comités d’établissement ne disposent pas aujourd’hui d’un budget
suffisant pour garantir un cadeau de Noël. Le 4 mai dernier, dans
l’article « Budget social Adecco : peut (nettement) faire mieux« ,
nous expliquions l’obligation légale de respecter rigoureusement la
législation empêchant d’affecter une partie, même minime, du budget
fonctionnement, dont nous ne manquons pas, au budget social qui nous
fait cruellement défaut. Le faire consisterait à commettre un délit
mettant le Commissaire aux comptes dans l’impossibilité de certifier
ceux des CE et nous exposerait donc à un signalement au Procureur de la
République. Cette mesure légale est à l’origine destinée à lutter contre
les malversations des CE défrayant régulièrement  les chroniques de
presse. Passons.




Ajoutons
à cela la dévolution non effectuée des biens des CE, puisque la
tremblante organisationnelle a fait passer le découpage de deux à quatre
CE et qu’il s’agit de répartir les biens de certains et les dettes
d’autres…, afin de clarifier la situation comptable.




Notre
dernière chance reposait donc sur un geste de la direction. Soit un
geste ponctuel, pour Noël 2016, afin de gérer l’urgence et surmonter
l’inévitable crise qu’engendrera immanquablement l’absence de cadeau de
Noël, soit une augmentation pérenne du taux du budget social. Rappelons,
une fois encore, que le taux de budget social alloué par la direction
aux Comités d’établissement est le plus faible, et de très loin, de la
profession : de l’ordre de deux à quatre fois inférieur à la
concurrence. Comme la plus belle femme au monde, les Comités
d’établissement ne pourront donc offrir ce qu’ils n’ont pas.




La
réponse de la direction vient de tomber : il n’y aura pas de geste
financier destiné au cadeau de Noël. Pas un radis, pas le moindre
fifrelin. Notre demande n’a pas même été réduite, divisée par deux ou
pire encore : ce sera peau de zébi.





 Nous
aurons pourtant tout essayé et cette décision ne remet évidemment pas
en cause l’implication de notre interlocuteur au quotidien mais Harpagon
en a décidé ainsi. Nous compatissons aux difficultés auxquelles vont
être confrontés l’ensemble de nos collègues en agence lorsqu’il faudra
répéter à longueur de journée : « cette année, il n’y aura rien pour
Noël ». Ambiance dans les agences, notamment BTP mais pas seulement, dans
l’ensemble des agences. Le cadeau de Noël, c’était la garantie pour les
salariés permanents aux salaires riquiqui comme pour les intérimaires
d’un peu de plaisir, du paquet que l’on ouvre avec un sourire d’enfant,
d’un bel objet que l’on ne s’achèterait pas forcément, d’un geste
marquant cette fête exceptionnelle…




A
vrai dire, il existe encore une piste, la dernière à explorer : le
crédit. Il se peut en effet que l’un ou l’autre des Comités
d’établissement décide de réclamer à la direction une avance sur les
subventions à venir afin de réaliser quand même une modeste opération pour
Noël. Le problème évident de cette formule c’est qu’il faudra bien
rembourser l’avance et ce remboursement amputera forcément l’année 2017.
La réalité comptable augure donc d’une fin d’année difficile et d’une
grande modération dans l’attribution d’actions sociales par les Comités
d’établissement en 2017. 

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