Chacun connait la célèbre maxime populaire : « mieux vaut être beau, riche et en bonne santé que laid, pauvre et malade ». C’est une évidence, bien sûr mais une évidence qu’il convient de rappeler par les temps qui courent, surtout en ce qui concerne la santé pour laquelle la direction vient de nous mitonner une petite surprise pas piquée des hannetons…
La surprise, c’est tout simplement la suppression de la partie variable de rémunération pendant les arrêts maladie. Cette (très mauvaise) nouvelle nous a été confirmée lors d’un récent Comité central d’entreprise et il faut se dire que, dorénavant, le salarié en arrêt maladie devra se contenter de son fixe. 
Par exemple, un salarié qui a été en arrêt maladie la moitié du mois de
janvier verra le calcul au réel de sa part variable calculée en mars
mais portant sur le mois de janvier, divisée par deux. Si sa part
variable pour le mois de janvier s’élevait à 500 euros, il ne percevra par
conséquent que 250 €.
La mesure a ceci de particulièrement choquant qu’elle s’apparente à une double peine, la première étant d’être malade, bien sûr, la seconde de perdre de l’argent pour cette raison. Elle est de plus éthiquement condamnable puisque l’on sait que la partie variable représente, le fruit, la récompense de mois et même d’années de travail. Le salarié malade a évidemment contribué aux résultats dégagés par son agence ou sa structure pendant son arrêt maladie. Le variable c’est donc son dû, c’est son argent !
Voici l’une des conséquences très concrètes de la signature du nouvel avenant proposé en ce moment. A tous ceux qui nous questionnent pour savoir s’il faut signer l’avenant de rémunération, nous leur conseillons vivement de bien réfléchir avant de passer à l’acte. Cette vilaine mesure sévissait déjà pour les salariés soumis à la rémunération au « pool » mais avait été annulée lors du passage à la contribution totale. La voici qui refait surface, pour le plus grand désavantage des salariés qui signeront leur avenant de rémunération.

11 Commentaires

  1. C’est honteux. En plus, bien souvent, les collègues qui sont en arrêt se rendent joignables téléphoniquement afin d’aiguiller les dossiers en cours.
    Et comme vous le précisez, c’est le boulot de mois voir d’années qui paie à un instant T.
    Une démarche qui ne surprend plus maintenant d’une direction toujours plus égoïste vis à vis de ses collaborateurs

  2. Question: est ce que avez la tendance aujourd’hui sur les signatures des avenants ? Parce que la pression commence à se faire sentir …

  3. J'ai relu l'avenant ce matin et je n'ai rien trouvé allant dans ce sens. Pouvez-vous nous en dire plus ?
    Une telle initiative doit être écrite quelque part dans nos contrats, non ?

  4. Est-ce bien de cette mention sur le contrat dont vous faîtes allusion ?

    CHANGEMENT DE TEMPS CONTRACTUEL
    En cas de changement de temps de travail, les modalités de calcul de la part variable seront
    automatiquement ajustées en fonction du temps de travail contractuel du collaborateur.

    merci pour votre confirmation

  5. Bonjour,

    Les commentaires sont un espace d'expression et d'échanges pour tous ceux qui le souhaitent. Chacun peut y écrire, répondre à qui il souhaite.

    Si vous souhaitez recevoir des avis ou réponses à des questions précises, n'hésitez pas à contacter votre Délégué syndical CFE-CGC, soit en le contactant directement, soit en passant par notre adresse courriel centralisée qui transmettra : cfe.cgc.adecco[at]gmail.com

  6. Merci pour votre retour, j'ai eu ma réponse en comparant avec l'avenant d'une chargée de gestion au middle office (perso je suis DA) et bizarrement je ne retrouve pas sur mon avenant cet alinéa qu'elle a sur le sien.
    Extraordinaire, on est dans la même boite ou non ?
    En tout cas question équité pour GPTW, quelque soit la question, ce sera 0 !!

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