La question revient inlassablement et il est tout à fait normal qu’elle revienne. En commentaire d’un article, par courriel, au téléphone, dans les agences, pas une semaine sans qu’il nous soit demandé : « Allons-nous enfin toucher une participation aux bénéfices cette année ? ».
La réponse est invariablement : NON. Pas plus que l’an dernier ou les années précédentes, hormis le réajustement d’il y a trois ans, grâce à l’action de vos élus au CCE. Soyons clair, un DRH ayant quitté l’entreprise nous avait prévenu : « Il n’y a pas et il n’y aura plus jamais de participation aux bénéfices dans l’entreprise ». En cause l’érosion des marges, bien sûr, mais aussi une volonté d’organiser la gestion de l’entreprise de manière à ne plus devoir verser de participation. Celle-ci respecte, certes, la formule légale mais elle a le pouvoir d’en appliquer une plus avantageuse si elle le décide. Et elle n’a, malheureusement, aucunement l’intention d’accorder ce genre de faveur aux salariés, préférant réserver ses prodigalités aux actionnaires.
La formule légale, absconse mais quand même plus facile d’accès que les états de gestion des agences, s’écrit : 1/2 x (RF – 5% CP) x S/VA. En jouant sur les levier des capitaux propres, des investissements, de la masse salariale et des bénéfices, nombre de grandes entreprises bien conseillées se mettent en situation de ne jamais devoir verser un radis au titre de la participation aux bénéfices pour les salariés. Cela ne les empêche évidemment pas de continuer à réaliser de confortables bénéfices, rétribuer généreusement actionnaires et équipes de direction générale et à multiplier les acquisitions afin d’accélérer leur croissance externe pour… gagner davantage encore.
Reste la possibilité de signer avec les partenaires sociaux un accord d’intéressement, comme cela se fait dans de nombreuses grandes entreprises. Le 19 avril dernier, nous rendions compte sur ce blog de notre demande officielle à la direction d’ouvrir une négociation en vue d’un accord d’intéressement. Dans une réponse laconique, la direction nous fit part de son refus d’ouvrir une telle négociation. Question rémunération, ce ne seront donc ni le beurre, ni l’argent du beurre, ni les charmes de la crémière. Pas plus le fonds de commerce de la crémerie.
Parfois, l’on se prend à rêver : et si seulement un salarié sur trois ou même sur quatre de l’entreprise était syndiqué, combien les choses seraient différentes ! 
Ne restez pas isolé(e), adhérez à la CFE-CGC, le syndicat dédié aux cadres et à l’encadrement.

9 Commentaires

  1. Dans quelques années (4-5 ans), la participation devrait refaire son apparition chez ADECCO France … même si le montant ne sera jamais très important par salarié

  2. Je peux déjà vous dire que sur l'OUEST en col il a été annoncé RIEN DE RIEN !!!! c'est juste la honte, dégeulasse, lamaentable, bref tout pour nous dégouter une fois de plus !!!!

  3. De plus avec l'échéance 2019 du retrait du cice et sa transformation (baisse de charges/augmentation des allègements) si la direction ne faisait rien (peu probable !) Les bénéfices devraient augmenter, les impôts société aussi (inacceptable pour la société). Nous n'en profiterons donc pas.

  4. Je suis l'anonyme de 9h29 … et non je n'ai pas vu la vierge mais faut pas croire que cela va généré 500€ par salarié même avec une présence toute l'année
    Faut juste être cohérent, le CICE ne rentre pas dans le calcul de la participation alors que les Allègements oui même si cela génère de l'impôt … dont le taux devrait d'ailleurs baissé pour compenser un peu

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