La grande inquiétude légitime du moment pour les salariés porte sur la fixation d’un budget qu’ils espèrent réalistes, c’est-à-dire atteignable. Nous réitérons notre question du 12 octobre dernier : « Les budgets 2019 vont-ils tenir compte de la crise qui vient ?« . La question est loin d’être anodine si l’on observe qu’aujourd’hui sur certaines zones et même Directions opérationnelles, une majorité d’agences n’atteint pas son budget 2028, ce qui revient à dire, en excluant évidemment l’argument accusatoire d’incompétence, qu’ils étaient surévalués et par conséquent déraisonnables. CQFD

Selon certaines sources d’information et bien que rien ne soit officiellement figé, des agences devraient se voir imposer des budgets en décalage complet avec la conjoncture présente et convenablement prévisible. D’autres évoquent un budget à l’identique de 2018 quel qu’ait été son niveau d’atteinte. Le raisonnement est pernicieux car en imaginant une budget atteint à 90% en 2018, son maintien en 2019 signifierait l’exigence d’une progression de 10%, ce qui, compte tenu de la conjoncture, parait parfaitement utopique, sauf exceptions. Le 12 octobre, nous écrivions : »Pour 2019, la
question se pose de savoir si le Direction prendra en compte les signaux
d’alerte sur l’économie qui se multiplient jour après jour. Ce sont
d’ailleurs beaucoup plus que des signaux d’alerte et l’ensemble des
indicateurs de l’économie nationale commencent à clignoter, menaçant de
passer au rouge au cours de l’année qui vient.
 » Le moins qu’on puisse dire c’est que l’actualité semble en passe de confirmer cette inquiétude et notre question.

Notre véritable crainte c’est que la direction n’agisse sur le curseur budget pour diminuer encore la part variable de rémunération au nom de la réduction des coûts, objectif prioritaire, rappelons-le, dont la direction n’a jamais fait mystère. Ayons à l’esprit les récentes déclarations de nos dirigeants affirmant haut et fort qu’il fallait sabrer dans les coûts à hauteur, montant effarant, de 250 millions – 250 000 000 ! – d’euros par an d’ici à 2020 dans le but, évidemment, d’augmenter la marge opérationnelle. Celui qui a un millième de seconde imaginé « dans le but d’augmenter les salaires des salariés » copiera cent fois « Je ne dois jamais oublier que c’est l’intérêt des actionnaires qui prime ».

Dans une société de services, les leviers ne sont pas légion et nous les connaissons par cœur  : le nombre de salariés et de sites, essentiellement, et diverses économies structurelles et fonctionnelles, secondairement.

Ces diverses considérations expliquent notre inquiétude et confirme la nécessité qu’il y a à ne pas rester isolés. Rejoignez-nous, adhérez à la CFE-CGC, le premier syndicat dédié aux cadres et à l’encadrement.

5 Commentaires

  1. Quand je vois cela je me dis que j'ai bien fait de quitter ce navire. On vends su service et la différence avec les concurrents se fait au niveau de l'investissement que mettent les salariés pour répondre aux commandes. Comment avoir des permanents motivés, positifs quand vous savez que vous ne toucherez rien de la plus-value que vous apportez car là-haut on estime que ce ne sera jamais assez?
    Le "gâteau" de l'intérim se partage avec de plus en plus d'acteurs et il faut de plus en plus se "battre". Comment aller à la "guerre" avec des troupes qui baissent les bras?
    A mes chers ex-collègues d' Adecco (ceux en agence qui triment, pas les yakafokon de la direction qui prennent juste leur chèque), prenez votre courage à deux mains: vous avez des compétences, des réseaux qui ont de la valeurs pour beaucoup d' enseignes. Je peux vous le dire, l'herbe est plus verte ailleurs ou du moins il en reste encore ailleurs alors que chez Adecco vous allez commencer les racines.

  2. Dégoûtée,
    10 ans chez Adecco au recrutement dans une agence de campagne. Pas eu le choix de signer l'avenant au budget sinon la porte ("tu sais, dans ton contrat, tu as une clause de mobilité…"). Alors tu trimes pour motiver des gamins à aller au boulot. Ces mêmes gamins qui se plaignent alors qu'avec leur SMIC ils se font plus d'argent que moi . Alors oui, j'ai baissé les bras, je fait mes heures et c'est tout. Vu la reconnaissance! Quitte à sombrer, je veux que le navire Adecco coule avec moi. Ainsi si mon agence ferme au moins je pourrais peut-être prétendre à un licenciement économique.

  3. @ dégoutée,
    Ne rêvez pas trop, vous aurez droit à une proposition de poste dans une agence plus ou moins proche, mais certainement pas à un licenciement éco.

  4. Sauf qu'encore une fois, nous arrivons décembre et nous avons aucune vision de nos budgets pour 2019 !!!!!!!!!!!!!! le grand discours : nous allons vous mettre un rétro planning, vous serez décideur, vous pourrez échanger 🙂 résultats, une conf tel de 10 minutes par DA pour te dire bon ben voilà ton budget pour 2019 et on reviendra vers toi pour te confirmer par mois ce que tu devras faire !!! encore une fois, LE BUDGET est fait par nos DO sans tenir compte de l'activité terrain !!! vous allez encore vous planter puisque vous ne voulez pas nous écoutez ! quoi que le résultat est simple : budget élevé = salaire en moins, donc économie pour l'entreprise ! mais au fait nous n'avons pas eu les résultats GPTW !!!

  5. Marre de ces budgets surévalués qui sont juste là pour faire baisser la rèm variable.Il serait pas temps de faire une bonne petite grève Messieurs Mesdames les élus ?

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