Du 29 juillet au 23 août, rediffusion du « meilleur de l’année »
Article publié le 28 novembre 2018
La grande inquiétude légitime du
moment pour les salariés porte sur la fixation d’un budget qu’ils
espèrent réalistes, c’est-à-dire atteignable. Nous réitérons notre
question du 12 octobre dernier : « Les budgets 2019 vont-ils tenir compte de la crise qui vient ?« .
La question est loin d’être anodine si l’on observe qu’aujourd’hui sur
certaines zones et même Directions opérationnelles, une majorité
d’agences n’atteint pas son budget 2028, ce qui revient à dire, en
excluant évidemment l’argument accusatoire d’incompétence, qu’ils
étaient surévalués et par conséquent déraisonnables. CQFD



Selon certaines sources d’information et bien que rien ne soit
officiellement figé, des agences devraient se voir imposer des budgets
en décalage complet avec la conjoncture présente et convenablement
prévisible. D’autres évoquent un budget à l’identique de 2018 quel
qu’ait été son niveau d’atteinte. Le raisonnement est pernicieux car en
imaginant une budget atteint à 90% en 2018, son maintien en 2019
signifierait l’exigence d’une progression de 10%, ce qui, compte tenu de
la conjoncture, parait parfaitement utopique, sauf exceptions. Le 12
octobre, nous écrivions : »Pour 2019, la
question se pose de savoir si le Direction prendra en compte les signaux
d’alerte sur l’économie qui se multiplient jour après jour. Ce sont
d’ailleurs beaucoup plus que des signaux d’alerte et l’ensemble des
indicateurs de l’économie nationale commencent à clignoter, menaçant de
passer au rouge au cours de l’année qui vient.
 » Le moins qu’on puisse dire c’est que l’actualité semble en passe de confirmer cette inquiétude et notre question.



Notre
véritable crainte c’est que la direction n’agisse sur le curseur budget
pour diminuer encore la part variable de rémunération au nom de la
réduction des coûts, objectif prioritaire, rappelons-le, dont la
direction n’a jamais fait mystère. Ayons à l’esprit les récentes
déclarations de nos dirigeants affirmant haut et fort qu’il fallait
sabrer dans les coûts à hauteur, montant effarant, de 250 millions – 250
000 000 ! – d’euros par an d’ici à 2020 dans le but, évidemment,
d’augmenter la marge opérationnelle. Celui qui a un millième de seconde
imaginé « dans le but d’augmenter les salaires des salariés » copiera cent
fois « Je ne dois jamais oublier que c’est l’intérêt des actionnaires
qui prime ».



Dans
une société de services, les leviers ne sont pas légion et nous les
connaissons par cœur  : le nombre de salariés et de sites,
essentiellement, et diverses économies structurelles et fonctionnelles,
secondairement.



Ces
diverses considérations expliquent notre inquiétude et confirme la
nécessité qu’il y a à ne pas rester isolés. Rejoignez-nous, adhérez à la
CFE-CGC, le premier syndicat dédié aux cadres et à l’encadrement.

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