Du 26 au 31 décembre rediffusion des articles les plus lus depuis l’été dernier
Article paru le 21 novembre 2019
Avec
l’arrivée du Beaujolais Nouveau, nous vous annonçons celle du Budget
Nouveau, celui de 2020. Plus âpre encore que le fameux vin controversé,
il risque de faire, lui aussi, grincer les dents et d’échauffer le sang.

La
Direction souffrirait-elle d’un accès de pudeur au point de ne pas
avoir osé divulguer avant cette semaine les objectifs qui lui ont été
remis pour diffusion ? On ne sait mais vos Directeurs de zone ont pris
connaissance des budgets qui leur sont impartis depuis plus d’une
semaine, depuis le jeudi 7 novembre, très précisément. Dès le mardi 12
novembre, soit quelques jours après, nous annoncions la couleur dans
notre article « Budget 2020 : une augmentation comprise entre 20 et 30% »
(de la contribution totale). En fait, de sérieux indices tendaient déjà
à nous confirmer qu’il s’agissait vraisemblablement de 30%.

Pourquoi
alors n’avoir rien annoncé aux équipes ? Facile à comprendre. Une
annonce le vendredi 8 ou le lundi 12 aurait pu favoriser un vote de
protestation aux élections professionnelles dont le premier tour se
clôturait le mercredi 13 matin. Pas question pour la direction de
déclencher une manifestation de mécontentement aiguë à deux jours de la
conclusion du scrutin. Quant à annoncer ces objectifs déraisonnables le
jeudi 14 ou le vendredi 15, juste le lendemain ou surlendemain du
dépouillement, cela aurait quand même été un peu gros et pour le moins
maladroit. Il fallait laisser filer le week-end et nous avions prédit
que les pénibles annonces débuteraient à partir du lundi 18 novembre et
c’est exactement ce qui s’est passé.
Les
Directeurs d’agence apprennent, médusés, qu’ils devront réaliser une
progression de leur contribution totale de 30 %, comme si l’année 2020
s’annonçait particulièrement faste et le marché porteur. Il y aura
inévitablement, comme à toute règle générale, quelques exceptions et
dérogations mais l’objectif général reste celui-ci. De plus, cette
année, le budget n’est nullement négociable : c’est 30% ou 30%, au
choix. Sinon, c’est 30%. Les années précédentes existait quand même un
semblant de négociation.Tout cela avec moins de moyens et notamment sans
CDD. Ajoutons à cette sur-performance exigée des équipes agences
l’obligation d’un accroissement du nombre de CD2I de 30 à 40% en 2020,
alors que se multiplient dans la profession certaines remises en cause
et critiques sur ce type de contrat.
Sans doute le seul moyen de consentir au budget 2020…

Avec
pareilles ambitions, combien de nos collègues cadres et non cadres
percevront une part variable de rémunération motivante en 2020 ? A
chacun de faire sa projection et ses petits calculs. Nous savons que
dans un système de rémunération sur objectif, pour minimiser la masse
salariale il suffit d’agir à la hausse sur le curseur « budget ». Le
placer à plus 20, 30, 40 ou 50 % en année difficile, c’est exclure une
majorité de salariés de la rémunération variable. C’est maintenant chose
faite.

Il
reste le second tour des élections professionnelles, la meilleure
occasion de manifester massivement votre intérêt pour le devenir de nos
conditions de rémunération, de nos emplois et de l’entreprise. 

Nous comptons sur vous comme vous savez pouvoir compter sur nous : pas une voix ne doit manquer.

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