Est-ce bien raisonnable ?
Sans surprise, le président de la république, dans son allocution du mercredi 14 octobre,  que l’on nous disait attendue, a annoncé un certain nombre de mesures restrictives pour faire face à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler la deuxième vague.

Parmi les principales restrictions de libertés individuelles, le couvre-feu qui devrait concerner près de vingt millions de nos concitoyens, interdits de circulation à compter de vingt et une heures et ceci jusqu’à six heures du matin. Dans la rue à 20h55, vous êtes un bon citoyen, à 21h05 vous êtes un délinquant. Amende de 135 euros la première fois et 1 500 en cas de récidive. C’est évidemment la disparition prévisible et programmée de la restauration , des cafés, spectacles, concerts, théâtres et autres lieux de loisirs et de convivialité. Les choses deviennent un peu plus claires .

A noter aussi la curieuse règle des six, préconisation appuyée de ne pas se réunir à plus de six. Pourquoi six et non quatre, cinq ou sept ou huit… ? Une approche par la symbolique des chiffres s’avèrerait sans doute très intéressante… mais ce n’est pas ici notre propos.

Pour rester dans notre sujet qui s’inscrit dans le monde du travail et la défense des intérêts des salariés, nous revenons sur les propos d’Emmanuel Macron sur le télétravail. Qualifiant cette forme d’organisation d' »outil intelligent », le président  en a vivement conseillé la mise en œuvre et le maintien avec une préconisation forte de deux ou trois jours par semaine. 

Cette position rejoint celle que nous exprimons depuis longtemps sur le sujet et qui consiste à développer chaque fois que possible le télétravail pour les postes essentiellement digitaux. Pour un salarié travaillant huit heures par jour sur son PC et en ligne, quelle plus-value y-a-t’il à subir une, deux ou parfois trois heures de trajet le matin et la même punition le soir ? Travailler sur écran ici ou là, quelle différence ? A quoi bon cumuler sacrifice de la vie privée, pollution, bouchons, fatigue, tension nerveuse, coût exorbitant du carburant et du trajet automobile et perte de temps pour une fonction entièrement constituée de tâches informatisées, en ligne et de temps passé au téléphone ?

Si, comme le président, nous reconnaissons les risques psychiques liés à l’isolement et de dilution du sentiment d’appartenance à l’entreprise que risque de provoquer un emploi en télétravail à cent pour cent du temps, nous sommes fortement favorables à une organisation du travail de deux à trois jours par semaine, parfois quatre si possible, en télétravail. Il nous parait opportun en revanche de maintenir un ou deux jours par semaine en entreprise afin de préserver autant que possible le relationnel, la cohésion, l’échange d’informations, l’esprit d’équipe, la motivation et la convivialité.

2 Commentaires

  1. Tout à fait d'accord et le photo résume bien la situation de région parisienne
    Il faut vivre avec son temps (et merci pour vos messages subliminaux)

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