Stéphanie tu ne nous en voudras sûrement pas d’avoir reproduit ta carte

Pour avoir été reconduite plusieurs fois depuis mars 2020, à l’issue de la première période du désastreux confinement, la mesure n’en demeurait pas moins provisoire et dès le premier juillet, le plafond journalier des tickets-restaurant retrouve son montant initial à 19 euros. La dernière reconduction de ladite mesure courait en effet depuis février dernier pour s’éteindre jeudi 30 juin, à minuit comme on dit.

Pour le ministère de l’Économie, à l’origine de l’information, la mesure provisoire de doublement du plafond quotidien visait à la fois à relancer la consommation dans les restaurants et, en même temps comme dirait l’autre, à permettre d’utiliser les tickets-restaurants engrangés lors des périodes de restrictions sanitaires. Soit dit en passant, elle permit aussi de récompenser la docilité des restaurateurs dans l’application de mesures répressives et notamment de limitation d’accès à leur établissement de concitoyens soudain devenus indésirables pour les raisons que l’on sait et sur lesquelles nous reviendrons bien assez tôt….

Ces deux justifications n’ayant plus lieu d’être selon ces messieurs-dames de Bercy, il nous faudra à nouveau nous contenter du modeste plafond de 19 euros. Avec retour à l’interdiction d’utilisation le week-end et les jours fériés en prime. Ces mesures régressives sont d’autant plus discutables qu’il s’agit à double titre de l’argent des salariés qui achètent pour moitié ces tickets de leur deniers et dont l’autre moitié représente un avantage qui leur est attribué.

Déçus, l’ensemble des acteurs de l’hôtellerie-restauration s’attendaient néanmoins à ce retour à la case départ mais continuent de réclamer haut et fort la réduction du montant des commissions perçues par les quatre géants du titre-restaurant. Un taux de commissionnement exorbitant qui explique le refus de nombre de professionnels de ce moyen de paiement qui leur est encore plus coûteux que les cartes de crédit, l’institution bancaire ne pouvant pourtant être soupçonnée de verser dans la philanthropie.

Rappelons qu’en décembre 2019, ces quatre majors avaient été condamnés par l’Autorité de la concurrence à 415 millions d’amende pour pratiques anticoncurrentielles – somme colossale pour ce type de délit – mais s’étaient pourvus en appel. Décision judiciaire sera rendue le 24 novembre 2022. Rappelons à ces auxiliaires de la restauration que la gourmandise excessive demeure un vilain défaut !

3 Commentaires

  1. Une mesure que je ne comprends pas
    Que j’utilise 38€ au lieu de 19€, à qui cela cause du tort?
    Qd on est 4, un « allègement » de 38€ de l’addition fait du bien
    Là je ne pourrai tout simplement plus y aller en famille
    Après tout c’est l’argent du travailleur honnête (et dépourvu de panier non imposable ou de cantine entreprise) on devrait pouvoir l’utiliser comme on veut

  2. On va se retrouver avec un vrai trésor de guerre…
    Si je ne parviens pas à les utiliser j’en ferai sont aux bonnes œuvres, ça fera une petite économie d’impôts

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