Parmi les dégâts collatéraux à rajouter au compte de la crise dite sanitaire et des diverses mesures de prévention  qui nous furent serinées en boucle, il faudra sans doute ajouter, sinon la disparition tout au moins la raréfaction de la bise entre collègues.

En effet, selon une enquête réalisée pour Qapa, « la solution digitale Adecco », auprès d’un échantillon de 1 002 personnes représentative de la population française en âge de travailler, il n’y aurait plus qu’un salarié sur dix à faire encore la bise, les neuf autres revenant prudemment sinon pudiquement à la poignée de main. En effet, d’après les données du sondage, 90% des Français ont cessé de faire la bise sur leur lieu de travail cette année, contre 91% l’an dernier et 72% en 2020. Et une majorité (53%) n’a pas l’intention de revenir en arrière. A quoi ça tient les bisous-bisous ! Certains s’y retrouvent et se passeront fort bien de ces bises imposées tandis que d’autres regrettent déjà ce modeste témoignage d’une certaine proximité.

Cette quasi-disparition de la bise en entreprise et le retour en force de la poignée de main marquent en tout cas un changement rapide de comportement difficilement imaginable il y a seulement trois ans. En 2022, 41% des personnes interrogées souhaitent son utilisation exclusive, contre seulement 27% en 2021. Les réfractaires à cette pratique ont également largement diminué, passant de 52% l’an passé à 39% cette année.

L’enquête mentionnée précise par ailleurs  que 54% des personnes questionnées ont affirmé qu’elles ne continueraient pas à mettre leur masque sur leur lieu de travail. Toutefois, 27% des sondés ont assuré qu’ils se plieraient à cette demande si elle redevenait obligatoire, ce qui laisse présager d’une sacrée contestation dans l’air ! A l’autre extrême comportemental, près d’un salarié sur cinq (19%) affirme son intention de maintenir le port du masque même si cette pratique même en-dehors de toute obligation. L’enquête n’a pas poussé l’investigation assez loin pour connaitre les intentions de port du masque sous la douche, aux toilettes ou pour dormir. Ce sera sans doute pour une seconde édition.

Le maintien du port du masque a été en revanche plébiscité dans les transports en commun, avec 39% des Français qui ont assuré l’avoir même si ce n’est pas obligatoire. Si 32% des personnes interrogées ont marqué un refus concernant son port, elles ont été 29% à avouer s’y plier si la mesure devenait obligatoire dans les transports.

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