En qualité de salarié Adecco, nous n’avons plus trop besoin de nous poser cette question, un peu futile pour tout dire : le groupe vient de recruter la Directrice de la stratégie et de la transformation chez PepsiCo pour la nommer CIO et Chief Digital Officer Adecco et aussi, accessoirement, membre du Comité exécutif. Carole Basyn, c’est son nom, peut se targuer de trente années d’expérience dans la transformation et l’exploitation des innovations technologiques au sein de grands groupes du secteur de la chimie : le géant lessivier Procter et Gamble pendant 26 années et PepsiCo pendant trois ans. Deux groupes dont il est vivement conseillé d’éviter d’avaler les productions…

Elle a pour mission, selon notre président Denis Machuel,  de développer les expériences d’intelligence artificielle (IA) et de Data Science. Quant à sa feuille de route, nous allons avoir besoin de toutes les bonnes volontés pour nous aider à décrypter le message de notre PDG : “« Le groupe développe de manière sélective des produits numériques basés sur l’IA pour soutenir les cas d’usage prioritaires intégrant les données du groupe Adecco, et nous travaillons en étroite collaboration avec les principaux fournisseurs pour comprendre et évaluer leurs feuilles de route. » Si vous avez compris, écrivez-nous vite afin que nous ne trépassions pas idiot. Heureusement, il nous est précisé en langage courant que sa mission consistera à ” diriger une solide organisation combinant digital et IT et de stimuler la croissance du groupe grâce au numérique et à l’IA”. Voilà qui nous semble plus clair mais rien de bien nouveau donc dans cette fuite en avant vers une prestation entièrement digitale que nous savons inéluctable.

D’ailleurs, notre PDG ne cache pas sa satisfaction lorsqu’il déclare à la presse :”Nous avons constitué une équipe très expérimentée en matière d’IA et de Data Science au cours des deux dernières années ». Les choses vont vite, très vite et ce recrutement à haut niveau confirme une volonté affichée d’accélérer encore. Seule la réalité du terrain et de la clientèle persiste à réfréner cette ardeur et cette détermination à vouloir tout dématérialiser.

Pour conclure, concédons que venir de l’industrie chimique et des produits de très grande consommation ne constitue pas en soi un handicap irrémissible mais est-ce pour autant un atout lorsque l’on sait l’urgence qu’il y a à se recentrer sur les fondamentaux du métier et redonner du sens à un métier dont la richesse n’est faite que d’hommes ? Ce sera notre réflexion du jour.

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