Que le contexte géopolitique actuel provoque certains désagréments et notamment quelques pénuries de carburant, personne ne le conteste, mais alors à quoi bon feindre d’en ignorer les conséquences les plus évidentes ?

Ainsi, lorsqu’il est martelé sur le mode comminatoire, verbalement, par courriels et notes de service que les collaborateurs disposant d’un véhicule de fonction se doivent de réserver leurs achats de carburant exclusivement dans les stations Total et, s’il-vous-plaît, avec la carte dédiée, de qui se moque-t’on ? Lorsque l’ensemble des stations Total, à distance raisonnable de chez vous, affichent une pénurie et des cuves désespérément vides, quelle solution alternative nous est-elle proposé ? La demande d’une dérogation ? Une dérogation qui devrait forcément être acceptée, nécessité oblige, mais c’est encore et toujours davantage de process et d’échanges stériles. Un temps précieux soustrait à l’essentiel et sans la moindre valeur ajoutée.

Si l’on fait l’hypothèse que les modestes carences d’aujourd’hui pourraient, à plus ou moins brève échéance, se transformer en véritable pénurie, ne serait-il pas davantage opportun d’envisager une procédure assouplie, aux préceptes modulables ? Gouverner n’est-il pas anticiper ? Il apparait tout à fait plausible que des restrictions à la circulation soient imposées dans les prochaines semaines et, dans cette perspective, ne pourrait-on tenter d’innover un peu et de moins se soucier du respect de la règle et du positionnement de la jugulaire au menton ?

Nous remercions par avance la direction de répondre à ces quelques questions  opérationnelles et d’actualité.

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