Les milieux financiers se montrent décidément impitoyables, jamais contents, toujours à l’affût d’une baisse de régime de tel ou tel grand nom de l’industrie et des services.
Tenez, prenez au hasard le cas du groupe Adecco. Un premier trimestre plus ou moins exemplaire, une dynamique notable de la marque, de la croissance organique, une prise de parts de marché appréciable (au niveau du groupe), une rentabilité améliorée, une EBITA en progression… Tout pour apaiser les plus grincheux des analystes financiers qui, cependant, ne retiendront que les tensions sur la marge brute et les perspectives aléatoires d’un marché en décroissance.
Les belles performances affichées par le groupe lors de la présentation des résultats du premier trimestre n’auront pas empêché le titre de dévisser brutalement de 10% en Bourse. En cause, l’annonce par le groupe d’un tassement prévisible de la marge brute au second trimestre, en même temps qu’une hausse des frais généraux. Il n’en faudra guère plus pour que les milieux financiers anticipent une baisse de 5% d’EBITA pour le second trimestre et un cours de l’action inférieur à 16 CHF. Un seuil si bas qu’il n’avait jamais été atteint depuis les milieu des années 1990, soit depuis environ 30 ans !
La direction du groupe aura eu beau souligner la dynamique de l’activité sur le deuxième trimestre en cours, rien n’y fait : pour la finance il est établi que les arbres doivent monter jusqu’au ciel et que la croissance ne saurait donc souffrir la moindre pause.
Un système complètement fou !


