L’énoncé de la question numéro 3 de l’ordre du jour de notre prochain CSE Central mardi prochain, le 9 juin, se distingue au moins par sa limpidité : « Information en vue de la consultation sur le projet de fusion-absorption de la société Adecco Médical* par la Société Adecco France ». Il s’agit donc de l’annonce aux élus de la disparition de Adecco Médical en tant qu’entité distincte du groupe Adecco depuis 1968.
Cette décision peut sembler incompréhensible à l’observateur rationnel qui s’en tiendrait à une analyse un peu trop succincte. En effet, le marché de l’intérim médical, en forte augmentation ces dernières années, malgré un encadrement sévère par les pouvoirs publics, une surveillance de tous les instants, une législation tatillonne et notamment des limitations successives depuis 2017, jamais respectées d’ailleurs, de limitation des salaires, nous apparait promis à un avenir radieux, à mesure du délabrement de notre système de santé et, tout particulièrement, du secteur hospitalier et du vieillissement de la population. Et surtout grâce à l’incurie et à l’inconséquence des gouvernements successifs depuis quelques décennies. Un marché exponentiel ou presque dont la pénurie de personnel qualifié et diplômé, le plus souvent pour cause de manque d’attractivité, vient cependant saper au quotidien les meilleures volontés et consumer les plus zélés des recruteurs.
A ce sujet, une enquête relativement récente (2024) de France Travail révèle que sur les 330 000 projets d’embauche recensés, les deux-tiers sont qualifiés de “difficiles”, ce qui en dit long sur la galère quotidienne des équipes et notamment des recruteurs.
Une décision qui interroge
L’heure est aux annonces de réorganisation, aux mutualisations et, au final, aux compressions d’effectifs, nous l’avons suffisamment dit et écrit mais pourquoi s’en prendre aujourd’hui à Adecco Médical si ce n’est pour gratter encore sur la structure et les équipes ? Il s’agit, encore et toujours davantage, de réduction des coûts, d’économies d’échelle et de mutualisation des moyens, souvent jusqu’à l’impossible, parfois jusqu’à l’absurde.
Bien sûr, les élus que nous sommes auront encore droit à quelques poncifs éculés, dans le genre : “c’est la vie de l’entreprise”… “l’entreprise doit s’adapter”…”le monde change”… “il n’y aura aucun impact social”…, mais sans jamais évoquer pour autant les véritables motivations de cette disparition programmée de l’une des entités emblématiques du groupe et encore moins les conséquences humaines et sociales qui en découleront.
Il ne s’agit évidemment, et vous collègues qui nous suivez et votez pour nous depuis plus ou moins longtemps le savez, que de réaliser des économies substantielles sur les hommes et les structures. La fameuse loi du (faire) toujours plus, (avec) toujours moins, sur laquelle nous sommes souvent revenus.
Cette fusion-absorption – évitons le lâche euphémisme “rapprochement” – interroge sur les conséquences humaines immédiates et à venir. Outre la disparition de la fonction de direction générale, qu’en sera-t-il du nombre de sites, des fonctions-support, de l’effectif global ? Quelles modifications des conditions de travail ? Quelle est l’organisation-cible prévue dans l’immédiat mais aussi à trois ou cinq ans ? Enfin, en quoi cette disparition de l’entité Adecco Médical pourra-t-elle bien s’avérer génératrice de chiffre d’affaires et de résultats ? L’entreprise a-t-elle mené une étude d’impact ? Si oui, quelles en sont les conclusions ?
Présents le 9 juin prochain à cette réunion extraordinaire du CSE Central, vos élus CFE-CGC Adecco exigeront des réponses à ces questions et à quelques autres sur lesquelles nous travaillons d’ores et déjà avec nos conseils.
*Notons pour l’anecdote que, sans doute par un souci de coquetterie dont les ressorts nous échappent, une fois sur deux nous rencontrons le terme “médical” sans accent mais prenons le parti de rectifier ce caprice orthographique.
# Dès 2018 et 2019, nous incitions nos collègues de chez Médical et renforcer la représentation du personnel dans cette entité, notamment sous les couleurs de la CFE-CGC. Voir nos publications sur le sujet.




Et ce n’est que le début vu comment c’est parti !
Il va forcément y avoir de la casse pour les salariés !
LA PDM…
La PDM, voyons…
Le démantèlement d Adecco médical orchestré depuis l arrivée du dernier DG … Dommage de voir cette belle entité disparaître
Bonjour,
Merci à vous pour cette information et pour votre transparence au quotidien.
Qu’en est-il de la partie Adecco Recrutement côté Médical, va t’il y avoir des changements également ?
À qui le tour… la réduction des coûts a quelle prix! Le démantèlement petit à petit des belles BU… priorité au remboursement de nos actionnaires chéris
Cela s appelle la gestion des priorités
Déjà depuis quand on a rejoint l’équipe perm d’Adecco on ne doit plus se sentir médical. Profit Profit. Au profit des équipes sous pression. Nous étions encore une entité ultra humaine. Il y aura de la casse et c’est triste.
Dorénavant on a fait le tour, l’ensemble des sociétés de l’interim (sauf interim d’insertion) seront sous Adecco, même ici, je pense que l’on gardera la marque au moins quelques temps.
Y a 13 ans déjà Adia étaient absorbé définitivement par Adecco pour économie de structure.
Comme vous dites c’est le grand démontage, faut être complètement frappé pour démonter Adecco médical maintenant. Un vrai cadeau aux concurrents !!!!
C’est à qui le prochain tour ? Humando ? LHH ? Akkodis ?
C’est du Adecco tout craché: on défait, on refait, on défait etc ….
Tout le monde y passera, faut pas se leurrer.
Il y a de gros soucis de gestion dans cette entreprise.
Les actionnaires aux manettes et bon nombre de personnes incompétentes qui font des ravages.
Si vous en avez la possibilité, fuyez !
L’un de nos collègues et fidèle contact nous informe de la communication d’une organisation syndicale au sujet de Adecco Médical. Il nous en a transmis une première version dont le titre tentait plus ou moins adroitement d’imiter notre style et de s’inscrire dans notre ligne directrice. Avec une interrogation dans le genre “Mais quels projets veut nous cacher la direction ?”. Ça fleurait bon la CFE-CGC Adecco à vingt pas !
Le problème c’est que le poil aux pattes ça ne pousse pas comme ça, spontanément, du jour au lendemain.
Sans doute effaré par sa propre audace le novice scripteur ne tarda pas à troquer ce titre, sans doute un peu trop osé pour lui, contre une plus sage “Réunion du CSEC de juin : Vers une fusion des réseaux chez Adecco”.
Plusieurs passages du texte ont par la même occasion subi une drastique édulcoration, une réécriture gnangnan à souhait, sans doute pour complaire aux grands, sinon de ce monde tout au moins de l’entreprise.
Heureusement, depuis une vingtaine d’années, nos élus, adhérents, électeurs, lecteurs ou simples sympathisants ont appris à se méfier des (mauvaises) imitations.
et bien ils peuvent essayer d’écrire mais bon .. ils ne seront jamais au niveau lol
Pile l’entreprise gagne, face aussi. Les salariés vont payer le montage financier passé qui n’a plus aucun sens quand l’activité n’est plus assez rentable.
Des erreurs stratégiques depuis des années
Seul le profit compte
Tout cela n a aucun sens
Et ils s étonnent que les PROMAN et ADEQUAT nous cartonnent au quotidien
Je n’ ai plus aucune fierté à travailler pour cette entreprise
À priori la direction non plus quant on voit leurs décisions …..
On va démonter l’entité la plus dynamique du groupe, c’est une bonne nouvelle pour la concurrence TT médical. La question c’est PSE ou pas PSE ? Si c’est PSE je prends un ticket
Et un CSE Adecco Medical auquel il faudra mettre fin également…