En moins de vingt-quatre heures et le jour-même de la validation des signatures pour le projet d’accord des NAO – aucun rapport direct mais plutôt un symbole -, le groupe Adecco a acquis, mardi dernier, deux entreprises dont une véritable pépite dans le monde de la technologie, notamment de l’intelligence artificielle…
Chronologiquement, Adecco a d’abord annoncé, mardi dernier, l’acquisition par sa division Akkodis de la firme allemande Synergeticon, spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle et d’automatisation pour l’aéronautique. La direction du groupe assure que ce rachat permettra à Akkodis d’assurer une meilleure pénétration du marché allemand et de mieux satisfaire ses clients du secteur aérospatial à l’international. Soit, mais en creusant un peu il s’avère que cette entreprise de haute technologie brille tout particulièrement par son offre en solutions avancées dans l’intelligence artificielle et l’interprétation de données. Une offre qui a de quoi émoustiller une clientèle dont l’activité se trouve plus ou moins liée à Big Brother, si l’on s’en tiens aux promesses relevées sur le site de cette entreprise : “Les gens s’efforcent toujours de voir plus que ce qui rencontre l’œil. Nous enregistrons le monde entier, intégrons des capteurs dans les machines et collectons méticuleusement des données. Nos drones survolent les forêts, les caméras surveillent des aéroports entiers et à l’intérieur des installations de production, chaque fraction de seconde est enregistrée. Les données sont générées de plus en plus rapidement tandis que son évaluation devient plus complexe et répétitive.” L’un de leurs slogans : “Notre intelligence artificielle trouve exactement ce que vous cherchez dans les enregistrements“. Voilà qui fait rêver…
Le même jour, quelques heures plus tard, le groupe Adecco révélait son acquisition d’Advantis Medical Staffing, un groupe américain basé à Dallas (Texas), spécialisé dans le recrutement de personnels de santé pour les cliniques et hôpitaux. Plutôt bien vu si l’on observe le dynamisme particulier du recrutement dans ce secteur d’activité, le deuxième aux États-Unis après celui de la restauration et des débits de boisson.
A noter que cette entreprise présente dans les 50 États américains base d’ores et déjà l’essentiel de son processus de recrutement sur des outils d’intelligence artificielle. Décidément, on n’en sort pas…
Il n’empêche que cette entreprise qui n’a rien d’une PME revendique, à décembre dernier, 21 000 recrutements dont 16 000 dans les hôpitaux.
Nous ignorons pour l’instant le coût de ces deux acquisitions mais la bonne nouvelle c’est la santé financière éclatante du groupe, capable de multiplier les acquisitions dans un contexte économique pourtant globalement morose.



