Décidément, la vie des équipes commerciales dédiées aux grands comptes ne ressemble en rien à un long fleuve tranquille. Après les émois et chaleurs subis par les négociateurs d’un accord-cadre avec l’un des constructeurs automobiles nationaux – accord finalement sauvé in extremis et valablement signé -, c’est maintenant un maousse logisticien américain qui annonce, à la suite d’un processus dit d’enchère inversée, sa décision de ne pas poursuivre son partenariat avec Adecco, tout au moins en France. Officiellement, il ne s’agirait que d’une question tarifaire mais, nous le savons, il convient toujours de n’envisager les versions officielles qu’avec la plus grande circonspection.
Nous cédons donc notre place au groupe néerlandais bien connu d’intérim qui aura toute latitude pour récupérer nos intérimaires et, peut-être même certains de nos collègues permanents. Excellente nouvelle pour notre confrère dont nous avons cependant appris, ce matin même, le débarquement, disons rapide, du DG qui affichait au compteur 35 années de bons et loyaux services. Rien de bien original, les pratiques se suivent et se ressemblent.
Malgré une rentabilité des plus faibles, Adecco France avait pourtant beaucoup misé sur ce géant de la logistique en créant notamment une Zone, dès 2018, et constitué, année après année, de belles équipes motivées et investies – plusieurs dizaines de permanents et parfois, grâce à des renforts de CDD, jusqu’à une centaine en période intense, organisés et gérés en CMS Onsite.
Au-delà d’une perte considérable de volume d’activité et donc de chiffre d’affaires, le logisticien s’inscrivait dans le Top 5 de la clientèle nationale, se pose en effet le problème du reclassement de nos collègues qui n’ont jamais démérité. Ceux-ci, déjà approchés par Le service ressources humaines, devront dans l’immédiat se contenter d’une entretien d’une demi-heure avec leur référent RH, mais il apparait douteux qu’il y soit répondu à l’ensemble des questions les plus évidentes, telles que la mobilité, les postes à pourvoir, l’éventuelle attention portée aux mères et aux pères célibataires, l’indemnisation d’éventuels frais de trajet, etc…
Le 31 mars, date de fin du contrat triennal qui unissait le Suisse et l’Américain, c’est donc une page importante qui se tourne pour les équipes que nous assurons de tout notre soutien et auxquelles nous proposons de nous contacter pour échanger.


