On ne peut pas dire que l’année 2008 finisse en beauté. Crise économique, récession, chômage en hausse, montée de la précarité, une paupérisation qui s’accélère, des SDF comme s’il en pleuvait, un réveillon de St Sylvestre dans un pays quadrillé militairement. Triste fin d’année.
Ayons une pensée toute particulière pour les centaines de salariés permanents qui vont quitter l’entreprise dans les mois à venir victimes de la réorganisation en cours. Ils ont souvent mis beaucoup d’énergie et d’enthousiasme dans l’exercice de leur métier et nous imaginons sans mal ce qu’ils peuvent ressentir en cette période de fêtes de fin d’année.
Une pensée aussi pour les dizaines de milliers d’intérimaires actuellement sans mission. Sans eux, rien n’aurait été possible et en tous les cas pas la belle aventure du groupe Adecco. Pour nombre d’entre eux, à l’incertitude du lendemain s’ajoute aujourd’hui la pauvreté. La vraie, pas celle « vue à la télé ». La pauvreté qui oblige à se refuser le moindre petit plaisir pour se centrer uniquement sur les les besoins vitaux. Celle que nous rencontrons chaque jour dans nos agences ou que nous croisons quotidiennement sans toujours y prendre garde. A nos fidèles ou récents intérimaires sans mission, victimes de la crise et de la mondialisation de l’économie, nous exprimons notre plus fervent soutien et notre solidarité.
Pour l’hyperclasse, selon l’expression de Jacques Attali, les choses vont, heureusement, très bien. Tenez, par exemple, Bernard Madoff (photo ci-contre), l’auteur de la plus grande escroquerie de tous les temps (50 milliards de dollars), pourra ripailler en toute liberté après avoir grugé banques, fonds d’investissement et donc des centaines de milliers de particuliers. Finalement, mieux vaut détourner des milliards que de voler une Mobylette. CQFD. « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir« , affirme le dicton.
Notre Julien Dray fait figure de petit joueur avec ses démêlés judiciaires. Il serait en train de lancer un nouveau mouvement : « Touche pas à mes montres« .
Pendant ce temps, les salaires stagnent, le pouvoir d’achat régresse, les jeunes peinent de plus en plus à s’insérer dans un marché de l’emploi qui n’absorbe plus, les seniors ont le droit de travailler jusqu’à 70 ans mais on ne veut plus d’eux après 40 ans, le stress et la souffrance au travail progressent de façon inquiétante…
Bref, aucune raison de regretter l’année 2008 mais plutôt d’aspirer à une année 2009 que l’on souhaite placée sous de meilleurs auspices.

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