Souffrance au travail, stress, harcèlement moral, mobbing, autant de notions, certes apparentées, mais recouvrant des réalités et des degrés d’intensité souvent très différents. Les grands mécanismes sont connus et identifiés mais le traitement de ces maux se heurte généralement à deux obstacles majeurs.

Le premier, c’est la charge et l’établissement de preuves fiables. Entre ressenti personnel, faits, vécu, souffrance relative et preuves matérielles, règne souvent la plus grande confusion. Les témoignages sont encore plus problématiques, les salariés témoins rechignant le plus souvent à s’exposer par crainte de perdre leur emploi ou de subir des représailles. Le réflexe de prévenir des représentants du personnel est malheureusement loin d’être systématique… De plus la victime ressent, à tort mais c’est ainsi, un sentiment de culpabilité qui tend à l’isoler et à l’inciter à se recroqueviller sur elle-même au lieu de donner l’alerte et de se confier à des représentants du personnel fiables (prudence en la matière !).

Deuxième problème, la capacité de certaines entreprises à brouiller les pistes et à manipuler les salariés. L’accusation de harcèlement moral revêt un caractère de gravité qui fait que des chefs d’entreprises peu scrupuleux peuvent être tentés de masquer les preuves et d’inciter les salariés à se taire ou à biaiser leurs témoignages. Les choses sont faites plus ou moins finement mais généralement la crainte du chômage rend muets les plus bavards. Il arrive même, dans certaines entreprises, que l’un des syndicats cautionne systématiquement la version de la direction et contribue ainsi à enfoncer encore un peu plus la victime. On ne peut généralement imaginer l’énergie et l’activité que déploient des entreprises pour contrer ou étouffer un dossier brûlant.

Dans ce cas demeurent uniquement les preuves concrètes : courriels, courriers, évolution de carrière, résultats obtenus, témoignages, etc… Comme on le dit souvent « seuls comptent les écrits ».

S’impliquer sur ces sujets requiert de réelles connaissances sous peine de ne pas comprendre grand chose à ce qui se passe tant les éléments essentiels sont parfois subtils et les manipulations fréquentes. A la CFE CGC, nous sommes tout particulièrement sensibilisés à ces sujets, soit pour en avoir vécu à titre personnel, soit pour avoir accompagné de nombreux salariés qui en étaient victimes.

Aux premiers signes, n’hésitez pas à nous consulter, en toute confidentialité, par téléphone ou par courriel : cfe.cgc.adecco@gmail.com. Il est très important d’en parler le plus tôt possible car en la matière la prévention est essentielle. Trop attendre, c’est s’exposer à n’avoir plus comme solution que quitter l’entreprise dans les moins bonnes conditions possibles.

Lire aussi l’article « La mise à l’écart, méthode efficace d’élimination », en cliquant ici

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