Quand dans une entreprise, les instances représentatives ne sont pas aux mains d’un syndicat-maison, des actions en justice débouchent sur des décisions en faveur des salariés. C’est ce qui vient d’arriver chez notre confrère Manpower comme l’explique cet article paru dans Le Monde : 
« Le ministère du travail vient de rejeter la demande de l’agence de travail temporaire Manpower, qui souhaitait réduire le nombre d’instances représentatives du personnel (IRP) au sein du groupe. A l’heure actuelle, celui-ci compte un comité central d’entreprise (CCE) et sept comités d’établissement. L’objectif de la direction était de n’avoir à terme qu’un CCE et deux CE. Une cure d’amaigrissement justifiée, officiellement, par la réorganisation interne de la société.
Il est probable que Manpower cherchait aussi à diminuer le nombre de représentants du personnel et à faire des économies sur le budget de fonctionnement des IRP, auxquelles l’entreprise accorde plusieurs millions d’euros chaque année. Mais les syndicats y étaient opposés, notamment parce qu’ils craignaient qu’une telle mesure éloigne les élus du personnel des réalités du terrain.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles des salariés avaient occupé pendant plusieurs jours le siège de Manpower, à Nanterre, fin août début septembre. La direction dispose de deux mois pour attaquer la décision du ministère devant le tribunal administratif. Sollicitée par Le Monde, elle n’a pas indiqué si elle comptait engager une action contentieuse. »

Source : Le Monde – Les coulisses de l’économie et des médias, du 25 novembre 2010

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