J-6 avant le 1 000ème article sur ce blog
Qu’il faille vendre notre prestation à son juste prix, tout le monde ne peut qu’être d’accord sur ce point. Que de nombreux grands comptes profitent de leur poids relatif et leur puissance d’achat pour sous-payer notre prestation, confiant implicitement au restant du portefeuille clients le soin d’équilibrer notre rentabilité, chacun le sait et ce n’est d’ailleurs ni très original, ni spécifique au travail temporaire.
Mais ces évidences étant posées, cela justifie-t-il la précipitation et le cafouillage avec lesquelles la dernière trouvaille du « pricing » (ça doit vouloir dire politique tarifaire) a été déclinée ? Transmise le 14 octobre et annoncée sommairement lors des réunions de rentrée, sans les détails qui fâchent, la trouvaille en question a pris à rebrousse-poil de nombreux collaborateurs Adecco déplorant la folle précipitation imposée pour la mise en place du dispositif… Par ailleurs, de nombreux aspects de la question semblent avoir été minimisés sinon ignorés.
Par exemple, quid du client avec lequel ont été pris des accords tarifaires, de façon écrite ou verbale, et qu’il faudra quand même augmenter ? Certains apprécieront très modérément la démarche et s’en iront butiner ailleurs. Comment réagiront les clients augmentés en début d’année, au titre de la baisse bien réelle des allègements, auxquels a été promise, en contrepartie, une stabilité tarifaire sur l’année ?
Pourquoi la tarification ne tient-elle pas compte des salaires, première variable à prendre en compte dans la rentabilité, pour se focaliser sur le seul coefficient ? Le dispositif semble même ignorer la différence entre un contrat de gestion et un contrat de délégation…
La précipitation semble avoir présidé à la déclinaison de cet énième outil d’amélioration de notre rentabilité, au mépris des règles d’une conduite de projet et d’une méthodologie prudentes. Preuve en est que depuis la fatidique date d’application du 17 octobre nous assistons à la multiplication des exceptions, exemptions et rétro-pédalages en tous genres. Il est toujours prudent d’attendre le contre-ordre avant d’exécuter l’ordre.
Outre le fait que le dispositif enlève encore un peu de ce qui reste d’autonomie aux directeurs d’agence, s’est-on posé la question de son incidence sur une politique affirmée de développement de « petits » clients ?

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